Vague de froid : les entreprises doivent préserver leurs salariés

, mis à jour le 7 janvier 2017
bureau
© David Freigner
Dans les bureaux, une température comprise entre 20°C et 22°C est conseillée.

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Les trois quart de la France sont touchés par une intense vague de froid. Des conditions qui augmentent notamment les risques d’accidents du travail. Il est donc important pour l'employeur d'adopter les bonnes mesures de prévention pour préserver la santé et la sécurité de ses salariés.

Si l’été et ses températures caniculaires font se poser la question de la santé au travail des salariés, en hiver, le gel et le froid doivent aussi alerter l’employeur. Ce dernier est garant de la sécurité des salariés. C’est pourquoi, dès que le mercure descend sous la barre des 5°%C, il doit s’assurer que les locaux et les conditions de travail soient adaptés à la période hivernale.

En effet, avec le froid, augmentent les risques d’accidents du travail : pénibilité au travail plus importante, fatigue accrue, perte de dextérité et/ou de sensibilité tactile, risques de chutes ou de glissages en cas de gel ou de verglas… Sans oublier les effets directs sur la santé des salariés : hypothermie, engelures, risque accru des troubles musculosquelettiques (TMS)…

 

Des températures de confort

 

Pour autant, le site Juritravail indique qu’« aucun article du Code du Travail ne précise la température à maintenir dans les bureaux ou locaux de travail. (…) La loi française stipule que pendant l’hiver, le lieu de travail doit être chauffé en fonction des besoins liés à l’activité qui s’y déroule. » L’employeur peut prendre pour référence la norme Afnor X35-203, qui mentionne les températures de confort :

·      Dans les bureaux : entre 20°C et 22°C

·      Dans les ateliers avec faible activité physique : entre 16°C et 18°C

·      Dans les ateliers avec forte activité physique : entre 14°C et 16°C.

 

Des EPI qui aident à mieux résister au froid

 

Quant aux salariés qui travaillent sur des chantiers, l’employeur est tenu de leur fournir les vêtements et équipements de protection individuelle (EPI) adéquats, pour limiter l’exposition des membres au froid extrême. Il doit aussi prévoir un aménagement du temps de travail (avec des temps de pause supplémentaires, par exemple). Si l’employeur ne prend aucune mesure et néglige ainsi la sécurité de ses salariés, ces derniers peuvent exercer leur droit de retrait. Un droit d’alerte peut être donné par le CHSCT pour les entreprises qui en disposent.

 

Attention à la luminosité plus faible

 

Enfin, même en hiver, l’aération des locaux doit être suffisante. Pour le bien-être de salariés, l’air doit rester sain. La luminosité étant plus faible en hiver, les collaborateurs doivent également disposer d’un éclairage suffisant, afin de prévenir tout risque de fatigue visuelle ou de troubles de la vue. 

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