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Artisans : si vous pensiez à la coopérative ?

Benjamin Chabrier

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Artisans : si vous pensiez à la coopérative ?

© © Robert Kneschke

La coopérative artisanale permet à plusieurs artisans de se regrouper, de mettre en commun leurs moyens, de mutualiser dans le but d’être plus performants sur les postes de leur entreprise, que ce soit l’achat, la commercialisation, etc. 

Les premières pratiques coopératives remontent en Europe aux années 1840, avec en France, les premières coopératives de production artisanales et ouvrières.

Une coopérative artisanale, est une société de personnes dont au moins 75% des membres sont immatriculés au répertoire des métiers et qui ont pour but, le développement de leur activité artisanale. Elle s’adresse avant tout aux entreprises artisanales, en création, ou étant déjà établies.

Elle peut prendre la forme

  • d’une société anonyme (SA)
  • d’une société à responsabilité limitée (SARL)

La société est immatriculée au répertoire de métiers et au registre du commerce et des sociétés.

Le capital est variable. Cette variabilité permet justement de faciliter les entrées et sorties des membres, car leur responsabilité se limite au capital apporté.

Les objectifs 

Les coopératives artisanales ont un triple objectif :

  • la réduction du prix de revient ou du prix de vente des produits ou services pour les artisans
  • l’amélioration de la qualité marchande des produits fournis
  • la participation à la réalisation des besoins des membres, à la promotion de leurs activités économiques et à leur formation

 Le fonctionnement

La gestion d’une coopérative artisanale se veut démocratique, elle se fonde sur un principe d’égalité. « Un associé égale une voix », peu importe, le capital détenu, la date d’entrée, etc.

Lorsque l’artisan rejoint une coopérative, il souscrit des parts sociales avec un montant qui peut varier selon la taille, l’activité de la coopérative. Cette souscription permet l’accès à des services. La mutualisation de moyens permet aux artisans d’obtenir et de maintenir leur accès direct aux marchés, d’améliorer leur compétitivité.

L’affection des résultats est dirigée par deux principes :

  • la constitution de réserve qui permet de renforcer les fonds propres.
  • la répartition de la part distribuable en fonction des opérations réalisées par les associées avec leur coopérative, ces contributions peuvent être transformées pour tout ou partie en parts sociales.

Celui qui quitte la coopérative, récupérera le capital qu’il aura investi. Il peut partir à tout moment, c’est le principe de la « porte ouverte ».  

Il existe 3 grandes familles de coopératives d’artisans

  • les coopératives d’achat donnent aux artisans la possibilité de déléguer la fonction achat à la coopérative et permet de bénéficier de meilleurs tarifs, de gagner du temps au niveau des négociations avec les fournisseurs. Elles nécessitent un nombre élevé d’associés (à peu près 40 à la création, pour atteindre une centaine par la suite)
  • les coopératives de commercialisation qui permettent aux artisans de répondre ensemble à des marchés qu’ils n’auraient pu obtenir individuellement. Elles sont pour la plupart composées d’une équipe opérationnelle regroupant les différents corps d’état.
  • les coopératives de services, permettent aux membres d’investir dans des points de vente communs, et dans des outils de travail dans le but d’améliorer leur productivité

A noter : les coopératives permettent aux entreprises adhérentes de garder leur entité artisanale, elles conservent leur indépendance. Elles doivent tout de même se conformer aux règles fixées par le règlement intérieur adopté par l’assemblée des associés.

Les obligations 

Il existe des obligations dans les coopératives artisanales.

  • l’artisan s’engage à utiliser de manière prioritaire les services de la coopérative et à participer à sa gestion, à la faire fonctionner, à la développer.
  • au niveau concurrentiel, les coopératives sont encadrées par la définition stricte du sociétariat, par la limitation de l’objet et par le principe de l’exclusivisme.
  • la non-rémunération du capital et la constitution de réserves impartageables

La création d’une coopérative

Pour créer une coopérative, il faut :

  • que des artisans décident de se réunir autour d’un objectif commun
  • la souscription de parts sociales par les associés
  • la création et la signature des statuts par tous les associés
  • le respect des règles d’une SARL ou SA
  • l’inscrire au registre du commerce et des sociétés

Rejoindre une coopérative existante

Pour savoir s’il existe une coopérative artisanale, il est possible de se renseigner à la Fédération française des coopératives et groupements d’artisans (FFCGA).

Une fois la coopérative trouvée, il faut remplir un dossier d’adhésion. Une fois agréé par la commission interne, l’artisan doit souscrire au capital et adhérer aux règles internes de la coopérative.

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