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Bien-être au travail ? Demandez au Chief Happiness Officer

Céline Tridon

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Bien-être au travail ? Demandez au Chief Happiness Officer

Nathalier Forestier est Chief Happiness Officer d'Allo Resto depuis janvier 2016.

© © ALLO RESTO

Nouvel acteur de la qualité de vie au travail, le Chief Happiness Officer (littéralement, « responsable du bonheur » en français) s’invite dans plus en plus d’entreprises. La société de livraison de repas Allo Resto a confié ce poste à Nathalie Forestier, qui revient sur sa mission au quotidien.

Entreprise citée dans le classement Great Place to Work 2016, Allo Resto prend très au sérieux le bien-être de ses 75 collaborateurs. Nathalie Forestier, Chief Happiness Officer (CHO) depuis janvier 2016, apprécie ce poste situé à mi-chemin entre les ressources humaines et la communication interne.

 

Univers Santé Pro : Qu’est-ce qu’un Chief Happiness Officer ?

Nathalie Forestier : Mon rôle consiste à faire en sorte que les collaborateurs d’Allo Resto évoluent dans de bonnes conditions de travail. En français, on le traduit par « responsable du bonheur », mais c’est un terme peu fort. Le bonheur de mes collègues ne dépend pas uniquement de moi.  Je suis le liant entre les salariés et les équipes de direction, qui permet à la fois d’offrir un meilleur environnement de travail et de développer des pratiques managériales dans lesquelles le salarié peut s’exprimer.

 

Donc, quelles sont vos actions au quotidien ?

D’une part, organiser des événements en interne pour créer de la convivialité. Séminaires, fêtes d’anniversaires, déjeuners entre équipes… Soit autant de rendez-vous qui traduisent notre adage : « être sérieux sans se prendre au sérieux », c’est-à-dire qu’on va travailler, mais d’un autre côté, on va avoir des surprises. Pour cela, je peux compter sur l’aide des « jambassadeurs », une équipe de salariés qui contribuent eux aussi à favoriser la cohésion d’équipe.

L’autre facette de mon métier est de s’assurer que la communication interne soit claire et transparente. Par exemple, au minimum une fois tous les 15 jours, chaque collaborateur rencontre son manager en face à face. Ces entretiens sont l’occasion de faire un point sur la mission et sur les objectifs, ils permettent de parler de manière très ouverte. De même, notre dirigeant Gilles Raison se soumet au jeu de la « boite à questions » où, en direct et devant les équipes, il découvre une série d’interrogations auxquelles il doit répondre. Cela permet d’avoir de la spontanéité et de la transparence dans les réponses.

Prochainement, j’aimerais beaucoup travailler sur le développement personnel, pour mettre en avant les connaissances et les talents des collaborateurs : ils sont la première ressource de l’entreprise !

 

Selon vous, par quoi passe le bien-être des collaborateurs ?

Les salariés doivent se sentir libres de s’exprimer et d’échanger. Ils doivent aussi développer leur esprit créatif et innovant. Chez Allo Resto, ils peuvent rencontrer une fois par mois un entrepreneur inspirant, découvrir son parcours, ses idées… Ils ont aussi libre accès à une salle de créativité, dédiée à l’entrepreneuriat. Les locaux, aussi, ont leur importance. Sur nos 980 m2, près de 250 sont consacrés à la détente, avec table de ping-pong, jeux vidéo, jeux de société… Quand on demande aux collaborateurs de s’investir dans leur travail, il faut aussi leur permettre de lâcher prise.

"Quelqu’un de déprimé ne sera jamais Chief Happiness Officer"

 

Désormais, les entreprises accordent beaucoup d’importance au bien-être des salariés, elles prennent en compte la génération Y. Avec cette nouvelle génération, les méthodes de travail sont complètement remises en cause : on remet enfin l’humain au centre des préoccupations et c’est une bonne chose.

 

Quelles sont les qualités attendues d’un Chief Happiness Officer ?

Il faut être organisé, dynamique et, évidemment, il faut être positif ! Quelqu’un de déprimé ne sera jamais Chief Happiness Officer. Il faut aussi être à l’écoute : il peut y avoir beaucoup de demandes, et il est difficile de contenter tout le monde. Garder une oreille attentive, c’est déjà un bon point. Le poste de CHO est encore assez récent, mais il tend à se développer. S’il pouvait y en avoir dans chaque entreprise, ce serait un bon signe pour le monde du travail.

 

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