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Burn-out : les recommandations de la Haute autorité de santé

Gwendal Perrin

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Burn-out : les recommandations de la Haute autorité de santé

© D.R.

Si le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé burn-out, ne fait pas encore l’objet d’une reconnaissance légale, il constitue une réalité au sein des entreprises. La Haute Autorité de Santé vient de publier un ensemble de recommandations sur cette question sensible.

Près d’un actif sur huit, soit 3,2 millions de personnes, serait en situation de burn-out en France. Ces estimations du cabinet Technologia, spécialisé dans l’évaluation et la prévention des risques professionnels, touchent toutes les professions et notamment les agriculteurs, commerçants, artisans, cadres et autres chefs d’entreprise – avec des taux dépassant souvent les 20%.

Si le burn-out (également appelé syndrome d’épuisement professionnel) est une préoccupation majeure au sein des entreprises, il ne fait pas encore l’objet d’une reconnaissance officielle en tant que maladie professionnelle. C’était l’un des combats du député PS – par la suite candidat à l’élection présidentielle – Benoît Hamon : cette question a fait l’objet d’une commission d’information parlementaire en 2016.

Une identification difficile

La Haute Autorité de Santé (HAS), dont la présidente Agnès Buzyn vient d’être nommée ministre des Solidarités et de la Santé au sein du gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe, a émis plusieurs recommandations fin mai, à destination des médecins traitants et médecins du travail, réalisées sur la base d'un mémo plus complet (à lire ci-dessous).

Identifier un burn-out est complexe, non seulement en l’absence de reconnaissance légale, mais surtout parce qu’il est difficile de construire un référentiel commun. « Ses manifestations diffèrent d’un individu à l’autre, s’installent de manière progressive voire insidieuse et sont parfois les mêmes que pour d’autres troubles psychiques ou maladies », note ainsi la Haute autorité de santé (HAS).

Accompagner le retour au travail

Plusieurs manifestations peuvent toutefois être analysées, d’ordre à la fois émotionnel, cognitif, comportemental, motivationnel ou physique. « Après avoir identifié ces manifestations et écarté l’hypothèse d’une maladie physique, il faudra juger de leur sévérité et évaluer en priorité le risque suicidaire », prévient la HAS.

Cette analyse préliminaire s’inscrit dans un cadre professionnel qui permettra au médecin d’établir ou non le diagnostic de burn-out : quelles conditions de travail dans l’entreprise ? Quels antécédents pour le salarié en difficulté ? Ce diagnostic fin permettra in fine à une prise en charge individualisée.

La HAS appuie enfin ses recommandations sur l’accompagnement au retour au travail du salarié. Ce retour doit être précédé de visites de pré-reprise avec le médecin du travail, qui pourra ensuite recommander des adaptations du poste de travail voire faciliter la réorientation professionnelle du salarié.

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