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Burn-out : quelles actions pour les RH

François Limoge

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Burn-out : quelles actions pour les RH

Selon l'ANDRH, il faut lutter contre une culture du "sur-engagement" dans certaines organisations du travail.

© Salque Jean-Louis Thirion Tournois Lucas

L’Association nationale des directeurs de ressources humaines(ANDRH) a engagé une réflexion sur l’épuisement professionnel. Sans cacher les difficultés pour les professionnels des RH à appréhender ce syndrome.

« C’est une question délicate à traiter. » Auditionnée par la mission d’information parlementaire sur l’épuisement professionnel, Bénédicte Ravache n’a pas caché les difficultés que posait la problématique du burn-out aux professionnels de la fonction ressources humaines. « L’épuisement professionnelle a une multitude de facteurs », a souligné la secrétaire générale de l’Association national des DRH, avant de souligner : «Le travail est une source de santé, de socialisation, de satisfaction. Le travail en lui-même n’est pas une souffrance.»

Sur-engagement dans le travail

Selon l’ANDRH, la vraie problématique tient au « sur-engagement dans le travail ». « C’est souvent une culture. Il faut persuader les dirigeants qu’il n’y a pas de valeur ajoutée au  présentéisme », a expliqué la représentant de l’association, en relevant pour exemple que le « droit à la déconnexion n’était pas toujours facile à mettre en œuvre » : « Il y a un sur-investissement des personnes, le travail est devenu une valeur refuge ».

Prévention primaire

Au rayon des actions, « la prévention primaire est essentielle », en portant « attention à la charge et aux conditions de travail». Selon Bénédicte Ravache, il est également important de « savoir détecter les signaux faibles » - en objectivant certains indicateurs tels que l’absentéisme ou le taux de trun-over – et d’intégrer « les exigences émotionnelles de certains métiers », notamment ceux en relation avec le public et « exposés aux incivilités ». A ce titre, la secrétaire générale de l’ANDRH a évoqué la mise en place d'espaces de discussion, «pas très connus ». La qualité des relations entre collègues est également à prendre en compte, car source de solidarités.

L’inscription de l’épuisement professionnel parmi les tableaux des maladies professionnelles favoriserait elle le développement de la prévention ? L’ANDRH n’en est pas réellement convaincu , en sachant que  « la reconnaissance professionnelle est déjà possible » via le système complémentaire des commissions régionales.

 

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