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Chaînes de cafétérias : pas d’accord sur la complémentaire santé

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Chaînes de cafétérias : pas d’accord sur la complémentaire santé

Négociations conclues sans accord du côté des chaînes de cafétérias.

© D.R.

Les négociations entre organisations syndicales et d’employeurs ont pris fin sans accord, mais les grands groupes de cette branche sont déjà dotés d’une couverture santé.

L’ensemble des branches professionnelles a désormais en tête la date du 1er janvier 2016 : tous les salariés du privé devront alors être couverts par une complémentaire santé obligatoire, financée (au moins) à moitié par l’employeur, et respectant une réglementation récemment chamboulée par les décrets sur les contrats « responsables » et le panier de soins.

 

Pas de recommandation

 

Toute entreprise doit toutefois, avant de se lancer dans la recherche ou la mise à jour de leur offre actuelle, vérifier l’existence d’un éventuel accord au sein de la branche professionnelle à laquelle elle appartient. La couverture définie dans un tel accord constitue en effet la base minimale que devra mettre en place l’entreprise, qui aura interdiction de proposer une complémentaire santé « inférieure ».

 

Du côté des chaînes de cafétérias et assimilés (IDCC 2060), les négociations lancées entre organisations d’employeurs et de salariés ont finalement pris fin sans accord. Brigitte Canu, du Syndicat National de la Restauration Publique Organisée (SNRPO), note que la couverture proposée était légèrement supérieure au régime minimum légal (le « panier de soins »), compromis refusé par les organisations de salariés.

 

Des groupes déjà couverts

 

Toutefois, en pratique, l’échec de ces négociations n’aura guère de conséquence pour les entreprises de cette branche, forte de 17 000 salariés, qui travaillent essentiellement au sein des centres commerciaux (Auchan, Hyper U, Carrefour, etc.). Les principaux groupes membres du SNRPO (Flunch, Casino, Autogrill…) se sont déjà dotés depuis plusieurs années de complémentaires santé qui, globalement, sont nettement supérieures au panier de soins ANI. Ces couvertures sont également déjà financées à moitié par les employeurs : le statu quo devrait donc perdurer.

 

L’intérêt de cette négociation résidait en réalité pour les franchisés, pas forcément dotés d’un régime de frais de santé. La fin des négociations entre le SNRPO et les organisations de salariés, en l’absence de recommandation, devrait par conséquent amener ces franchisés à se lancer par eux-mêmes à la recherche de l’offre réglementaire leur convenant le mieux. Plusieurs acteurs du monde de l’assurance, comme April ou la Macif, proposent d’ores et déjà des produits adaptés aux toutes dernières évolutions réglementaires.

 

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