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Comment identifier et anticiper le risque industriel

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La rédaction

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Le risque industriel couvre une catégorie de risques particuliers rencontrés dans les activités de production de biens. S’il existe des procédures et des méthodes de contrôle industriel des risques spécifiques par secteur et par métier, chaque entreprise a intérêt à adopter a minima une démarche méthodologique simplifiée, les impacts humains, environnementaux, pénaux, sociaux, qualitatifs et économiques de ce risque étant des enjeux majeurs.

Alors que les « installations classées », soumises à une réglementation spécifique par le Code de l’environnement et la directive Seveso 2, ont l’obligation de réaliser une étude des dangers présentés par leurs installations, le fait de détenir une infrastructure de production implique également d’assurer la sécurité des installations ou la sûreté des systèmes. 

La démarche méthodologique du risque industriel comporte trois étapes. 

Première étape : Identifier les sources et scénarios de dangers 

Le risque environnemental est une menace qui se caractérise par : 

  • Un phénomène accidentel se produisant sur un site de production. 
  • Des causes de survenance.
  • Des effets d’une gravité variable. 

Pour identifier ce risque, il convient d’analyser les processus de dangers, c’est-à-dire l’enchaînement d’événements sources de danger qui peuvent conduire à des événements non souhaités. 

Pour représenter ces processus il est utile de procéder à des représentations du type arbres logiques ou réseaux. Ce travail met en oeuvre des outils dont les noms sont assez parlants : Arbres de Défaillances (ADD), Arbres d’Evénements, Arbres Causes-Conséquences, … 

Ils permettent aussi de calculer les probabilités de ces événements dans certains cas. 

Exemple : accident sur un conteneur de méthanol dans une usine de fabrication de peinture.

 

Cette technique donne un outil de génération d’un ensemble d’événements. Il permet de faire apparaître des événements et leurs enchaînements pouvant avoir des effets non souhaités sur le cycle industriel de l’entreprise. 

Les types de risques industriels à identifier : 

  • risque de perte de qualité sur processus industriel, 
  • risque de non-respect des délais de production, 
  • risque de rupture de chaîne de production (chômage technique partiel, perte de productivité, perte de contrat), 
  • risque de rupture de chaîne d’approvisionnement, 
  • risque de rupture de chaîne logistique amont et aval, 
  • risques environnementaux causés ou subis par les processus industriels, 
  • risques sécuritaires pour les salariés, les équipements et l’environnement, 
  • risques de non-conformité aux obligations légales et réglementaires relatives à la sécurité des biens et des personnes ; 
  • risque de sinistre majeur : incendie, inondation, explosion… , 
  • risques liés à la nature des produits ou substances manipulés (dangerosité des produits utilisés et/ou stockés en cycle de production). 

 

Deuxième étape : évaluer le risque 

Cette étape consiste à évaluer la probabilité de réalisation d'un risque lié au processus industriel ainsi que la gravité de ses conséquences potentielles. L’événement qui constitue le danger pouvant conduire à une multitude d’effets, l’entreprise se trouve confrontée à l’incertitude et à la difficulté de prévisibilité des risques. 

Tous les scénarios n’ont pas la même gravité et ils se distinguent les uns des autres par leur probabilité différente. 

L’évaluation concerne les caractéristiques des différents événements identifiés. Elle sera quantitative si le calcul est possible ou qualitative grâce à sa propre analyse ou celle d’experts. 

Dans notre exemple, des logiciels permettent de conduire des calculs de débits de fuite en phase gazeuse ou liquide (ou en double phase) du méthanol, de diffusion dans l’air, de caractéristiques des nappes formées, ainsi que de caractéristiques d’anoxie et de ses effets. 

Il est ensuite intéressant de disposer d’une grille permettant de hiérarchiser les scénarios suivant leur probabilité et leur sévérité. 

On peut construire une grille « gravité X probabilité » par cible (employés par exemple) avec pour chacun des deux axes 4, 6 ou 8 niveaux (toujours en nombre pair pour éviter la tendance à se situer dans un niveau médian). 

Ensuite chaque entreprise situera dans la grille la frontière entre ce qui est considéré comme acceptable et ce qui est considéré comme inacceptable. Le facteur gravité étant de façon utile pondéré par l’évaluation du coût pour la structure. 

Exemple :

  • Grille « effet sur les employés » 
  • Evaluation du scénario X (SX) : 
  • SX = usure du conteneur → nappe de méthanol au sol → projection → brûlure

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