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Comment repérer les risques auxquels son entreprise est exposée ?

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La rédaction

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Les défaillances d’entreprise sont souvent la conséquence d’une méconnaissance, ou de la non-prise en compte d’un ou de plusieurs risques. Pourtant, dans bien des situations, les risques peuvent être maîtrisés. Mais pour cela, il faut d'abord les identifier.

Qu’est-ce qu’un risque ? 

Incendie, perte d’exploitation, vols, malfaçons, erreurs de gestion, redressement du fisc, licenciement, démission, impayés … Il existe ainsi des centaines de menaces qui peuvent fragiliser les organisations jusqu’au risque ultime : la cessation d’activité.  
 
Le chef d’entreprise doit continuellement se poser la question de savoir quels sont les événements ou quelles sont les menaces qui peuvent l’empêcher d’atteindre ses objectifs. 
 
Une première définition du risque peut donc être celle d’une menace par rapport aux objectifs ; il est donc important au préalable de préciser quels sont ces objectifs, déclinés en sous-objectifs, en face desquels les risques seront posés.
 
Le risque dans l’entreprise c’est aussi la mesure d’un danger grâce à trois paramètres : 
  • sa probabilité.
  • sa gravité.
  • et son acceptabilité par l’organisation.
 
Ce sont ces trois paramètres qui permettent d’établir le niveau du risque, sachant que pour l’entreprise, s’il s’agit d’un événement qui n’est jamais certain, sa survenance est quant à elle toujours préjudiciable.
 

Comment procéder ? 

1- Réaliser une large collecte d’informations

Le préalable  nécessaire est de disposer d’informations internes et externes validées, qui reposent sur des éléments factuels. Le dirigeant de PME/PMI pourra ainsi se créer, à partir d’un tableur, un premier outil suffisant.
La liste ou « catalogue » de risques est établie en procédant à une large collecte d’informations, mettant en perspective les risques par rapport aux objectifs qui sont sources de création de valeur. 
Les sources documentaires en interne et en externe seront par exemple :
  • les analyses existant sur les risques : analyses stratégiques, rapports d’audit, de visite, études des courtiers ou des assureurs, analyse de la sinistralité.
  • les enquêtes auprès des clients, fournisseurs, ou partenaires (experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, fédérations professionnelles).
  • les données comptables et légales.
  • les analyses émanant des certifications Qualité, des dispositifs de certification technique, de certification environnementale.
  • les données d’activité ou d’exploitation, produites par tous les services, les directions, les départements de l’entreprise (plaintes, réclamations clients, enquêtes internes/externes, avis salariés…).

2- Dresser un inventaire des risques

S’il est quasiment impossible de lister de manière exhaustive l’intégralité des risques tant ceux-ci sont nombreux, il sera utile, pour se rassurer sur le caractère complet de l’étude, de commencer le recensement à partir des grandes classes de risques. Les risques individuels spécifiques à chaque entreprise étant ensuite démultipliés service par service, entité par entité, processus par processus afin d’en appréhender l’ensemble.
 
Il existe plusieurs typologies des risques :
  • géopolitiques (terrorisme, politique étrangère, risque « pays », catastrophe naturelle…).
  • économiques (concurrence, difficulté de refinancement, indisponibilité des matières premières, nouvelles contraintes légales, crise économique…).
  • stratégiques (business model, perte de part de marché, fusion et acquisition…).
  • financiers (taux d’intérêt, liquidités, risque de change, de crédit, impôt, pricing…).
  • opérationnels (locaux et sites d’exploitation, approvisionnement en énergie, risques naturels associés, dommage aux tiers, qualité produit/service…).
  • informatiques (systèmes d’information, technologie, maintenance, confidentialité…).
  • industriels (non-respect des délais de production, dangerosité des produits, chaîne logistique…).
  • sociaux et psychosociaux (personne clé, turn over, licenciement, démission, accidents, exposition dangereuse…).
  • d’image et de réputation (pertes de notoriété, de partenaires, tempête médiatique…).
  • d’intégrité (risque individuel : respect des lois, de la réglementation, éthique, image de marque).
 
Sur la base de cette typologie, l’entreprise établit une check list adaptée à son activité et à sa taille. Grâce à ce travail d’identification et de collecte de données, l’étape suivante sera de construire une cartographie. On passe alors à l’évaluation du taux de probabilité, du degré de gravité (ou sévérité), ainsi que de sa propre capacité d’acceptation (subjective) du risque pour bâtir son « risk model », véritable outil de pilotage pour le dirigeant d’entreprise. Dans une approche plus positive, cette démarche peut aussi être l’occasion de révéler de réelles opportunités pour l'entreprise, afin d’en tirer un avantage concurrentiel. 
 

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