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De l'e-santé à la santé connectée : entre méfiance et séduction

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De l'e-santé à la santé connectée : entre méfiance et séduction

© D.R.

Un récent baromètre montre que les patients et les praticiens de santé sont partagés quant aux appareils de santé connectée, une révolution que les complémentaires santé commencent à observer.

C’est un monde en construction qui s’ouvre pour les différents acteurs de la santé : les nouvelles technologies, du mobile aux tablettes, commencent à investir ce secteur. Des bracelets connectés aux applications innovantes en passant par les balances intelligentes, ces nouveaux outils commencent, petit à petit, à bouleverser les habitudes de chacun.

 

Le baromètre Odoxa* publié ce lundi 19 janvier pour l’assureur MNH et la branche santé d’Orange Healthcare montre ainsi un intérêt de la part des patients et des professionnels pour la santé mobile et connectée, couplé toutefois à une méfiance manifeste.

 

Menace pour la vie privée ?

 

81% des médecins interrogés estiment ainsi que « la santé connectée est une opportunité pour la qualité de soins », tandis que 93% de ces mêmes praticiens considèrent que ces objets contribuent à la prévention des risques de santé comme l'obésité, le diabète ou l'hypertension.

 

Ce baromètre détaille également les traitements les plus à même d’être couplés à l’utilisation de ces objets connectés : les maladies respiratoires comme l’asthme sont les premières citées (59% de citations), devant celles liées à l‘hypertension artérielle ou l’insuffisance cardiaque (54%).

 

Toutefois, la moitié des médecins interrogés pensent également que ces objets constituent une « menace » pour le secret médical et un tiers de cet échantillon note qu’ils menacent le libre choix des patients.

 

Les complémentaires santé s'emparent du sujet

 

Depuis quelques mois, le monde de la complémentaire santé commence à observer ces objets de santé connectés. L’exemple le plus marquant est l’initiative d’Axa qui, en juin 2014, a proposé aux 1 000 premiers clients de sa formule Modulango la réception gratuite d’un tracker d’activité signé Withings.

 

Toutefois, alors que les Français et plus encore les patients sont une large majorité à estimer que ces objets connectés devraient « être pris en charge par la sécurité sociale » – ou au moins « par l’assurance complémentaire santé », les médecins sont nettement plus partagés à ce sujet, considérant « seulement » à 53% que la complémentaire santé devrait les rembourser et 43% par l’Assurance maladie.

 

Une réflexion toujours en cours

 

C’est dans ce contexte que seront remis le 26 janvier les Trophées de la Santé mobile, fondés par dmd Santé, à l’occasion de la seconde édition de cette cérémonie. Ils permettent aux innovations de ce secteur de bénéficier d’une visibilité accrue, sur un marché encore en gestation.

 

18 applications mobiles de santé destinées aux professionnels de santé et au grand public seront ainsi mises en avant. Les « Tremplins » de la Santé mobile valorisent de leur côté 8 projets innovants, comme le successeur du pilulier Pill’Up ou encore le Chèque santé, qui seront départagés à l’occasion de ces Trophées.

 

Surtout, cette cérémonie permettra également de réfléchir à l’avenir de ce secteur en éclosion : la table ronde « Santé mobile et connectée, comment réguler ? » sera ainsi l’occasion de dresser les grandes lignes de la santé de demain.

 

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Méthodologie : Triple enquête réalisée auprès du Grand Public (par Internet du 18 au 19 décembre 2014), de patients interrogés par téléphone du 1er au 8 décembre 2014 et de médecins interrogés par téléphone du 2 au 12 décembre 2014. Constitution des échantillons :

  • Grand Public : échantillon de 1 016 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
  • Patients : échantillon de 406 personnes atteintes de maladies chroniques ou d’affections longue durée issues d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
  • Médecins : échantillon de 399 médecins spécialistes et généralistes.

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