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Détartrage : comment se déroule sa prise en charge

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Détartrage : comment se déroule sa prise en charge

© D.R.

La Sécurité sociale rembourse une partie des frais liés à ce soin dentaire, mais la prise en charge peut être complétée par une complémentaire santé.

C’est l’un des soins dentaires les plus courants : le détartrage ne rentre toutefois pas dans le cadre du "panier minimum de soins", introduit par la réforme de la complémentaire santé d'entreprise. Seuls les soins dentaires prothétiques (pose de bridges, prothèses, couronnes...) rentrent en effet dans ce périmètre : toutefois, il est déjà (en partie) pris en charge par l'Assurance maladie.

 

Une seule séance nécessaire

 

Le détartrage est un acte médical qui permet d’éliminer la plaque dentaire durcie, devenue tartre, qui s’est déposée sur les dents et sur les gencives. En cas d’infiltration, ce tartre (qui ne peut être éliminé lors d’un brossage de dents à domicile) provoque une inflammation entre les dents et les gencives, nommée gingivite.

 

Le détartrage consiste, en pratique, en une séance d’une demi-heure tenue chez un chirurgien-dentiste : elle se réalise, le plus souvent pour un contrôle de routine, à l’aide d’ultrasons. A noter qu’au contraire des traitements des maladies parodontales (qui peuvent être la conséquence de gingivites mal soignées), une seule séance suffit généralement pour réaliser un détartrage.

 

La parodontie faiblement remboursée

 

Cet acte est ainsi remboursé à 70% par l’Assurance maladie, sur la base d’une consultation à 28,92€ (soit, donc, un remboursement de base de 20,24€) : elle peut prendre jusqu’à deux séances par an et par assuré.

 

A noter que ce remboursement ne tient pas compte de la participation forfaitaire de 1 €, non due pour les consultations, actes et soins réalisés par un chirurgien-dentiste ; elle ne sera retenue que si les soins dentaires sont réalisés par un médecin stomatologiste.

 

Toutefois, le praticien peut pratiquer des dépassements d’honoraires qui ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale (moyenne de 23%, selon le rapport 2013 de l’Observatoire Citoyen des Restes à Charge). En fonction de la complémentaire santé choisie, ces dépassements seront, en plus du reste à charge, remboursés ou pas.

 

A noter, enfin, qu’un traitement de parodontie plus complexe, comme une parodontite, a de fortes chances de ne pas du tout être remboursé par l’Assurance maladie : celle-ci ne couvre en effet, en plus du détartrage classique, que trois actes que sont la ligature métallique, l’attelle métallique et la prothèse attelle de contention. La complémentaire santé sera, dans ce cas, d’une grande utilité pour prendre en charge une partie de ces lourds frais, certains assureurs proposant des forfaits en parodontie jusqu'à 700€/an.

 

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