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Fiscalité entreprise : repli des défaillances pour 2017

Benjamin Chabrier

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Fiscalité entreprise : repli des défaillances pour 2017

Selon Euler Hermes, le troisième trimestre 2017 voit le nombre de défaillances d’entreprises se replier. Mais pourquoi cette amélioration ? Qu’est-ce que cela implique ? 

Euler Hermes, le spécialiste des solutions de l’assurance-crédit constate un net repli des défaillances d’entreprises en 2017.

 En effet, ce serait un recul de - 7 % des défaillances en France entre septembre 2016 et septembre 2017.

Mais pourquoi cette amélioration ? Ce serait la conséquence au redressement des marges des entreprises :

  • Elle passe de 29,8 % à fin 2013 à 31,6 % au 3 ème trimestre 2017

>> À lire aussi : Défaillance des entreprises : la Coface publie ses chiffres pour l’Europe centrale et orientale <<

Une amélioration à contraster

Malgré ce recul des défaillances, les entreprises ne parviennent pas à atteindre le niveau d’avant-crise :

  • le nombre des défaillances de septembre 2016 à septembre 2017 reste toujours supérieur de 13% comparé à celui observé fin 2007

Euler Hermes prévoit même, un ralentissement de ce recul des défaillances en 2018 :

  • il passerait à -4 %

Le contexte mondial vient aussi tempérer le constat. Avec un bond de la croissance de 7 % attendu en 2017, les entreprises françaises vont multiplier les relations avec de nouveaux partenaires qu’ils ne connaissent pas bien, dans des environnements qu’elles ne maîtrisent que très peu. Résultat, on peut envisager un « risque d’impayé qui reste important », d'après Eric Lenoir, Président du Comité Exécutif d’Euler Hermes France.

À noter : En ce qui concerne l’entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) Le mécanisme de rétablissement professionnel, adopté en 2014, a modifié la procédure de traitement des difficultés, ce qui a eu pour effet d’exclure des statiques de nombreuses défaillances d’entreprises de ce type.  Ce qui complique donc, la comparaison des niveaux de défaillances d’EURL de 2016 à ceux de 2007.

Résultat, si on exclut les EURL des statistiques :

  • le nombre de défaillance en France, entre septembre 2016 et septembre 2017, est de 40 % supérieur au volume d’avant-crise

>> À lire aussi : Comment se démarque l'Europe en matière de risques ? <<

Les secteurs qui se démarquent

Ce que constate Euler Hermes, c’est que deux secteurs ont contribué largement au recul des défaillances observé pendant 12 mois à fin septembre 2017.  Il s’agit du secteur du service aux entreprises et du secteur de la construction.

Ainsi, pour le secteur du service aux entreprises, on peut constater :

  • un recul des défaillances de 12,9 %  durant cette période

Stéphane Colliac, économiste en charge de la France chez Euler Hermes, explique ce phénomène par « la confiance dans l’industrie manufacturière qui atteint 111, son plus haut niveau depuis décembre 2007, selon l’indice de l’INSEE », ce qui a pour conséquence, que « les entreprises industrielles sont plus optimistes, et donc plus ouverte à l’investissement et à la consommation de service ».  

De même, pour la construction, on peut observer :

  • un bond de 13 % en ce qui concerne les permis de construire
  • une reprise de la confiance chez les ménages qui se traduit par une hausse des investissements dans la construction avec +1,5% en 2016, augmentation qui devrait augmenter de +5,2 % en 2017

Pour les activités des entreprises du BTP  :

  • le chiffre d’affaires devrait croître de +4,7% en 2017 (+0,6 % en 2016)

>> À lire aussi : Comment se démarque l'Europe en matière de risques ? <<

Vers un effet domino ?

Malgré ce bilan plutôt positif, Euler Hermes pointe quelques problèmes. Bien que la situation des secteurs de la construction et de services aux entreprises s’améliore, elle n’en demeure pas moins préoccupante.

On peut en effet constater que le volume cumulé de défaillances dans ces secteurs entre septembre 2016 et septembre 2017,  représente environ un tiers du total des défaillances d’entreprises françaises sur la période.

Le secteur du commerce de détail, connaît aussi des difficultés. Les grandes défaillances d’entreprises ont augmenté de 60 % dans ce secteur sur la période étudiée.

Stéphane Colliac, explique ce phénomène : « entre guerre des prix féroce et virage digital difficile à négocier, les grands détaillants français subissent une intense pression ».  Conséquence :

  • Un résultat d’exploitation amoindri à 2,6 % en 2016
  • Un taux d’endettement qui atteint les 95 % en 2016

En conclusion, on ne peut pas exclure un effet domino où les plus petits fournisseurs seraient affectés par les difficultés des grands acheteurs. 

>> À lire aussi la fiche : Comment bien évaluer son risque client <<

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