Avec le soutien de
L'Argus de l'Assurance
Nous suivre

Nous suivre Je protège mon entreprise

Salariés

Généralisation de la complémentaire santé : les 5 raisons d'apprécier sa couverture d'entreprise

Sujets relatifs :

, ,

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Généralisation de la complémentaire santé : les 5 raisons d'apprécier sa couverture d'entreprise

A compter du 1er janvier 2016, tous les salariés du secteur privé seront obligatoirement couverts en santé dans le cadre de leur entreprise. Un réel avantage au regard d’une couverture individuelle.

L’échéance approche à grands pas. Dans six mois, l’assurance complémentaire santé des salariés deviendra obligatoire pour tous les employeurs du secteur privé, que ce soit pour les entreprises, associations, coopératives, commerçants, artisans et autres professions libérales employant du personnel. Cette réforme lancée en 2013 devrait permettre à 400 000 salariés qui ne l’étaient pas d’être couverts par une complémentaire santé et, surtout, conduire plusieurs millions d’entre eux, dotés d’une assurance individuelle, à basculer dans le monde de la couverture santé d’entreprise. Une évolution positive pour cinq raisons.

 

Suivez-nous sur les réseaux sociaux en un clic :

 


1. Un meilleur rapport qualité-prix


A cotisation égale, le contrat santé d’entreprise offrira de meilleures prestations pour le salarié et ce, pour une raison mathématique toute simple : l’employeur en finance une partie. Depuis la loi de Sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013, ce dernier est même obligé de contribuer au moins à hauteur de 50% de la cotisation totale. Certes, cet abondement doit désormais être réintégré dans le net fiscal, mais il reste exonéré de charges sociales. La cotisation salarié n’est soumise elle ni aux prélèvements sociaux, ni à l’impôt.

Par ailleurs, les salariés ayant des enfants pourront apprécier – les célibataires un peu moins – les couvertures dites familiales proposées dans certaines entreprises, où le tarif est de fait gratuit pour les enfants, quel que soit leur nombre, voire pour les conjoints.


2. Pas de hausse avec l’âge


Les cotisations des salariés couverts par un contrat collectif peuvent être calculées de différentes manières : cotisation forfaitaire, en pourcentage du salaire. Mais elles ne dépendent jamais de l’âge de l’individu, alors même que la consommation de soins progresse fortement avec les années. La plupart des contrats individuels pratiquent ainsi une augmentation des primes au fil des années.

Lorsque le salarié part à la retraite, l’assureur du contrat de son entreprise doit obligatoirement lui proposer une couverture identique à celle qu’il possédait. Son tarif ne peut dépasser 150%  de la cotisation que le salarié acquittait, sachant que l’employeur ne finance plus (Loi Evin). Cette multiplication par trois est importante mais le gouvernement vient d’annoncer qu’il entendait prendre des mesures pour réduire ces fortes hausses subies par les retraités.


3. Des options pour améliorer la couverture


Avec la complémentaire santé d’entreprise obligatoire, certains salariés pourront s’inquiéter d’une couverture uniforme. Ce n’est pas forcément le cas : la quasi-totalité des nouveaux contrats proposés aux entreprises s’avère au contraire très modulaire. Ils prévoient ainsi une complémentaire santé de base, cofinancée par l’employeur, et la possibilité pour les salariés de souscrire des options ou renforts uniquement à leur charge.

Ces compléments permettent généralement d’améliorer les niveaux de remboursement sur tout ou partie des garanties de la complémentaire de base, par exemple sur l’optique et les soins dentaires les prises en charges de la Sécurité sociale sont très faibles. Mais certaines entreprises peuvent aussi laisser au libre choix des salariés la couverture de leur conjoint et/ou de leurs enfants.


4. Un développement des services de prévention


La couverture santé d’entreprise ne se réduit pas à des remboursements de dépenses. C'est une tendance de fond : les organismes et compagnies d’assurance intègrent de plus en plus dans leurs contrats des actions de prévention : programme d’arrêt du tabac, conseils de nutrition, prises en charge de vaccins… Certains investissent même le terrain des objets de santé connectés pour encourager les salariés à l’activité physique ou à mieux suivre leur pathologie chronique. Une grande compagnie a décidé d’aller encore plus loin en intégrant dans tous ses contrats collectifs un service de téléconsultation médicale gratuit accessible 24/24.

Au-delà de la prévention, la couverture santé peut être couplée avec l’accès pour les salariés à toute une palette de services en lien avec la vie quotidienne.


5. Un maintien des garanties en cas de chômage


C’est un avantage non négligeable à une époque où le nombre de demandeurs d’emploi augmente malheureusement chaque mois (ou presque). Lorsqu’un salarié est amené à quitter l’entreprise dans des conditions qui lui permettent d’être indemnisé par Pôle emploi (fin de CDD, licenciement, rupture conventionnelle…), il bénéficie obligatoirement du maintien de sa complémentaire santé.

Cette « portabilité » est gratuite – aucune cotisation à verser – et elle est conditionnée au versement d’une allocation chômage dans la limite de douze mois. A noter que ce maintien de garanties existe également pour la prévoyance, à savoir le versement de prestations en cas d’invalidité ou de décès.

 

Nous vous recommandons

Responsabilité du dirigeant : comment par grand froid protéger vos salariés ?

Responsabilité du dirigeant : comment par grand froid protéger vos salariés ?

Les salariés des entreprises du BTP sont particulièrement exposés aux conditions climatiques, c’est pour cela qu’il existe des règles et des moyens de les protéger. Quels sont-ils ? Les[…]

02/01/2018 | | Salariés
Qualité de vie au travail : un site internet pour prévenir les addictions au travail

Qualité de vie au travail : un site internet pour prévenir les addictions au travail

Qualité de vie au travail : la fréquence des accidents du travail historiquement bas

Qualité de vie au travail : la fréquence des accidents du travail historiquement bas

Réforme du Code du travail : le compte pénibilité reconfiguré dans une ordonnance

Réforme du Code du travail : le compte pénibilité reconfiguré dans une ordonnance

Plus d'articles
Nous suivre
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX