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L’absentéisme, problématique majeure (et grandissante) des entreprises

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L’absentéisme, problématique majeure (et grandissante) des entreprises

© D.R.

Perte de valeur ajoutée, éventuel remplacement, mais également coût de la prévoyance complémentaire et cotisations AT/MP : une étude des cabinets Alma CG et Goodwill Management chiffre le coût de l’absentéisme dans les entreprises à 60 milliards d’euros en 2014.

Presque 3% du PIB. C’est l’équivalent, éloquent, du coût de l’absentéisme dans les entreprises en France en 2014. Ce chiffre résulte du 7e baromètre de l’absentéisme du groupe Alma Consulting Group*, qui s’est pour l’occasion allié au cabinet Goodwill Management.

 

Chaque salarié manquerait ainsi 16,6 jours de travail par année, nombre en augmentation d’un point par rapport au niveau de 2013 : cela représente un taux d’absentéisme national de 4,59%. Une autre étude sur l’absentéisme, signée Malakoff Médéric (avec une méthodologie différente**) note de son côté une durée moyenne d’arrêt maladie de 18,1 jours, représentant au total l’équivalent de 42 ETP pour une entreprise de 1 000 salariés (taux de 4,2%).

 

Pour parvenir à ce chiffre marquant de 60 milliards d’euros, Alma CG et Goodwill Management ont disséqué l’ensemble des coûts engendrés par ces absences au sein des entreprises, malgré la complexité de cette démarche. Ils ont ainsi distingué les coûts directs (maintien du salarie du salarié absent, éventuel remplacement et perte de valeur ajoutée, estimés à 45 milliards d’euros) des coûts indirects (prévoyance et assurance complémentaire, cotisation AT/MP et coûts de prévention, estimés à 15 milliards).

 

Des coûts incompressibles... mais pas que

 

Même si une partie non négligeable de ces coûts liés à l’absentéisme reste incompressible (en regard notamment aux problèmes familiaux et de santé), les leviers d’action restent importants pour les entreprises et peuvent les amener à économiser quelques milliards d’euros. Plusieurs autres motifs d’absence sont en effet signalés : mauvaise organisation, mauvaises conditions de travail, manque de reconnaissance, charge de travail trop conséquente…

 

Les salariés interrogés par l'étude Alma/CSA/Goodwill distinguent également les principaux signes de désengagement via les comportements qu’ils pourraient adopter : moindre attention à la qualité du travail, multiplication des pauses, limitation de la coopération avec les collègues, etc. D’autres caractéristiques, liées ce coup-ci à l’environnement de travail, sont également détachées : faible qualité de vie au travail, faible attachement à l’entreprise, stress et difficulté à équilibrer vie privée et vie professionnelle multiplieraient par deux le risque d’absence des salariés.

 

Dans son étude, Malakoff Mederic évoque également plusieurs facteurs liés à l'hygiène de vie pour expliquer cet absentéisme : une mauvaise qualité de sommeil augmenterait ainsi les risques de 30%, tandis que les personnes souffrant d'un handicap ou d'une maladie chronique sont 50% plus susceptibles de s'absenter.

 

Des premières solutions proposées

 

Les employeurs ont à leur disposition une offre grandissante pour anticiper, repérer et traiter positivement ces problèmes : des acteurs comme Gerep, avec « Gerep Prévention Santé », et Malakoff Mederic, avec son programme « Entreprises, territoire de santé », se sont placés sur ce terrain.

 

Au menu de ces programmes : de l’aide à la gestion des problèmes quotidiens des salariés, de l’accompagnement pour aider à l’équilibre vie perso / vie pro, de la prévention santé et du coaching, voire de l’accompagnement lors de la reprise d’emploi. Une thématique et des enjeux qui, au fil des années, vont voir leur importance s’accroître.

 

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* Méthodologie : étude réalisée avec l'aide de l'institut CSA, entre le 13 mars et le 19 mai 2015, auprès de 268 entreprises du secteur privé en France. Une étude qualitative a aussi été menée auprès d'un panel de 473 salariés représentatifs de la population active du secteur privé.

 

** Méthodologie : étude réalisée sur la base du portefeuille clients Malakoff Mederic (44 500 entreprises, 3 millions de salariés) et sur l'étude « Santé et Bien-être au travail » du groupe.

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