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Les jeunes, heureux mais insatisfaits

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En faut-il peu pour être heureux? C’est la question posée par la société DOMPLUS et l’association Générations Cobayes à tous les jeunes à l’occasion d’une grande enquête nationale d’évaluation du niveau de bonheur des 18-35 ans. Plus de 53.000 personnes ont répondu.

Le bonheur devrait être la finalité et il est le grand absent des scènes politique et économique. «Grâce à cette enquête, nous souhaitons leur rappeler ce qui compte vraiment pour nous», explique Sandrine Gras, responsable communication de Générations Cobayes. Car si 82% des 18-35 ans se déclarent heureux ou très heureux, ils sont aussi 39% à se dire insatisfaits de leur vie.

 

L’optimisme n’est pas au rendez-vous, sur le contexte national comme international. 45% pensent que leur vie sera plus difficile que celle de leurs parents et 37% ne se sentent pas bien en France. Ils sont 84% à penser que la mondialisation économique ne favorise pas le bien-être de tous et plus de 9 sur 10 considèrent que les richesses pourraient être mieux redistribuées. La jeunesse française serait-elle figée dans une critique à 360°? La synthèse masquerait un point essentiel de l’état d’esprit jeune. Ils veulent s’investir, participer au changement et à la construction de la société de demain. 97% des répondants déclarent essayer d’agir à leur échelle pour réduire leur impact sur la planète et les hommes, par exemple. Mais ils sont 87% à considérer que le citoyen ne dispose pas d’un vrai pouvoir de décision. « J’ai l’impression qu’on ne me donne pas les moyens d’agir. Les anciennes générations ne nous prennent pas au sérieux, ne nous font pas confiance», explique Benjamin, étudiant à Besançon, 18 ans.

 

Beaucoup d’idées reçues volent en éclats quand la génération Y prend la parole. Ce qu’ils priorisent avant tout est… la santé ! Leur perception de la santé, très proche de celle de l’OMS, est une perception large et globale à laquelle ils associent systématiquement le côté physique et psychique. La santé leur apparaît comme un mixte entre les conditions extérieures (écosystème, environnement institutionnel, naturel et relationnel) et le travail sur soi, sur son état d’esprit. « Le bien-être, c’est être bien dans sa peau, bien dans sa tête, avoir confiance dans la vie. C’est possible lorsqu’on est en phase avec ses valeurs, qu’on incarne ses convictions et qu’on les défend», déclare Clara en service civique à Paris, 21 ans. Cette notion de travail sur soi ressort très fortement de toutes les explications que fournissent les enquêtés. Pour 80%  des 18-35 ans, il ne tient qu’à eux d’être heureux : « Au-delà du bien-être physique, il y a aussi l’équilibre de l’esprit. Le bien-être, c’est avoir un but dans la vie, trouver sa place dans la société, se connaître, savoir où on veut aller, ce qu’on a envie de faire de notre vie d’être humain, précise Estelle, responsable administratif et financier à Paris, 27 ans. Mais le bien-être passe également prioritairement par ton réseau social -  la famille, les amis et le chéri -pour se sentir soutenu, entouré. Faire partie d’un groupe avec qui on partage les mêmes valeurs, les mêmes convictions, les mêmes codes.  On peut être sans ressources mais riches des relations qu’on a tissées au sein d’une communauté. »

 

La relation aux autres arrive en effet en deuxième position, avant le travail. Et cette importance associée au bien-être social déborde d’ailleurs la sphère privée : 67% des répondants considèrent qu’il est primordial de bien s’entendre avec ses collègues. Un chiffre à rapprocher des 89% qui considèrent que gagner beaucoup d’argent n’est pas essentiel au bonheur. Car, bon troisième, le travail doit être avant tout une source d’épanouissement personnel plus qu’un moyen de subsistance pour 60% des jeunes. Le rapport à ce dernier est très particulier : Il doit passionner pour 75% des répondants et être en accord avec leurs valeurs pour 79% d’entre eux. « Au travail, c’est le fait de me sentir utile qui me fait me sentir bien, utile vis-à-vis du service que je rends à mon client ; je me sens bien si je réussis à accomplir mes missions, si je suis performante dans mon métier, si l’ambiance au travail est bonne, les relations avec les collègues, le besoin de partager des moments informels, le fait d’avoir des « colpines » (collègues/amis). J’ai également un important besoin de reconnaissance», explique Emmanuelle, chargée de projet innovation, à Lyon, 32 ans. La plus forte attente vis-à-vis du travail est par ailleurs qu’il permette de respecter les équilibres de vie entre vie professionnelle et vie privée : 81% aimeraient avoir en moyenne 13 semaines de vacances et travailler 31 heures. A l’évidence, le travail n’est plus positionné au centre de la vie.

 

Moins matériels, les geeks? Oui. 64% considèrent qu’ils possèdent déjà tout ce dont ils ont besoin ; 59%  qu’il est inutile d’acheter de nouvelles choses pour être heureux ; et 88% qu’ils n’ont pas besoin des réseaux sociaux pour être heureux. Un état d’esprit que résume bien Ralph, policier à Aix-en-Provence, 28 ans : « Je préfère organiser une randonnée pique-nique-saucisson avec des amis plutôt que de leur parler à travers un micro devant un jeu vidéo. Je préfère passer du temps avec les gens que gagner beaucoup d’argent. »

 

 

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