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Médecine douce : futur eldorado pour les complémentaires santé ?

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Médecine douce : futur eldorado pour les complémentaires santé ?

© D.R.

De plus en plus en vogue, la médecine douce ou "alternative" reste pour l’heure mal remboursée par la Sécurité sociale. Et les complémentaires santé l’ont bien compris…

Elle est parfois dénommée comme étant «  non conventionnelle », « parallèle » ou encore « alternative » : la médecine douce a de plus en plus d’adeptes en France, même s’il existe peu de statistiques sur ce sujet. Derrière cette expression sont regroupées des techniques aussi différentes que l’homéopathie, les cures thermales ou encore l’acupuncture… et des remboursements par la Sécurité sociale tout aussi disparates.

 

Est, au préalable, considérée comme « douce » toute médecine qui respecte deux grands principes de base : utilisation de moyens naturels pour aider le corps à se guérir par lui-même et appui sur des savoirs traditionnels (la médecine douce est parfois appelée « traditionnelle », rapport notamment aux traditions asiatiques et africaines).

 

Des remboursements de base limités

 

Dans les faits, la médecine douce peut être – en partie – remboursée par l’Assurance maladie si elle est prescrite par un médecin conventionné : cette consultation est alors considérée au même niveau qu’une visite chez un généraliste, à savoir un remboursement à hauteur de 70%.

 

Toutefois, de nombreux professionnels de cette médecine douce ne sont pas conventionnés : ils n’ont en effet pas obligation de faire partie de l’Ordre national des médecins. Leurs consultations ainsi que le contenu de leurs prescriptions ne sont dans ce cas pas ou peu remboursés : il n’est donc pas inutile de demander au préalable à votre professionnel de santé s’il est bel et bien conventionné.

 

De même, toutes les médecines alternatives ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, l’homéopathie et l’acupuncture peuvent être « normalement » remboursées par l’Assurance maladie, de même que pour certains actes d’ostéopathie : ce sont, en effet, les seules spécialités à être reconnues en France comme étant des « orientations médicales » – mais pas des « spécialités ». Pour les quelque 300 autres médecines douces, de la chiropractie à l’ayurvéda en passant par la luminothérapie, le remboursement sera nul.

 

Dans le détail, les « médicaments homéopathiques et préparations magistrales homéopathiques (PMH) », pour reprendre la terminologie de l’Assurance maladie, sont remboursés à hauteur de 30% depuis le 2 mai 2011 – contre 35% auparavant. Les cures thermales sont remboursées à condition d’avoir été expressément prescrites par votre médecin et sous certaines autres conditions : 70% pour les honoraires médicaux, 65% pour les frais d’hydrothérapie, d’hébergement et de transport, avec un remboursement supérieur en cas d’hospitalisation (80%).

 

Des formules complémentaires spécifiques

 

Les complémentaires santé sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser à ce champ, proportionnellement à l’intérêt croissant des Français. Les médecines douces, peu remboursées par la Sécurité sociale et absentes du cadre du panier de soins de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, pourraient à terme devenir un facteur différenciant.

 

Attention toutefois : chaque assureur n’inclut pas les mêmes prestations et les mêmes pratiques médicales dans ses produits. Certains formules peuvent ainsi rembourser les cures thermales là où d’autres vont mettre le focus sur d’autres spécialités comme la réflexologie ou la naturopathie – et toutes ne vont pas forcément permettre le tiers-payant sur ces traitements.

 

A noter que les médecines douces font parfois l’objet de formules spécifiques, dédiées aux personnes qui en sont particulièrement friandes : on peut ici évoquer la « Gamme Nature » de la Mutuelle Verte ou le « Renfort Bien-Être » de la mutuelle Adrea.

 

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