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Médecins spécialistes : l’attente et le coût, premières causes du renoncement aux soins

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Médecins spécialistes : l’attente et le coût, premières causes du renoncement aux soins

© D.R.

L’Observatoire de l’accès aux soins jalma/IFOP note que 70% des Français ont déjà renoncé à des soins médicaux, notamment en raison des délais d’attente et des coûts.

Le renoncement aux soins médicaux ne cesse d’augmenter : les chiffres de l’Observatoire de l’accès aux soins de l’Ifop pour le cabinet jalma*, spécialiste du consulting santé, et révélés par le Figaro ce lundi 2 février, parlent d’eux-mêmes. Alors que 57% des Français expliquaient en 2011 (première édition de l’observatoire) avoir renoncé à des soins, ils sont désormais 70% à signaler cette difficile décision.

 

46% des Français interrogés dans le cadre de cet observatoire expliquent avoir renoncé à des consultations chez des médecins spécialistes (30% chez des généralistes) en raison de leur coût. La récente étude du « Sofinscope » (Sofinco / OpinionWay) notait ainsi que l’optique et le dentaire étaient les deux pôles de dépenses qui occasionnaient le plus de renoncements.

 

La réforme de la généralisation de la complémentaire santé s’accompagne d’un « panier de soins » qui, justement, vise à réduire les importants restes à charge occasionnés par l’optique/dentaire, mal remboursé par l’Assurance maladie.

 

Les délais d'attente, toujours plus longs

 

Mais, une nouvelle fois, le coût n’est pas la première raison citée par les Français : les temps d’attente, cités par 67% des personnes interrogées (59% en 2012), constituent le premier frein aux consultations de spécialiste.

 

De fortes inégalités existent à la fois entre spécialités médicales et entre régions. Le délai moyen d’attente, de 44 jours en 2011, est désormais monté à 51 jours : 36 jours pour un ORL (+ 7 points depuis 2011), 42 pour une opération chirurgicale (+5), 50 pour un dermatologue (+12), 57 pour un gynécologue (+6) et, record d’apparence inatteignable, 111 pour un ophtalmologue (+8) !

 

Tous les Français ne sont pas égaux quant à ces délais en fonction de leur lieu d’habitation. Là où le Sud-est est « relativement » épargné par ces temps d’attente à rallonge (21 jours pour un cardiologue, 30 pour un gynécologue), tout comme l’Île-de-France (« seulement » 62 jours pour un ophtalmologue, plus faible chiffre national), d’autres sont moins vernies : il faut ainsi attendre 152 jours (soit 5 mois !) pour un rendez-vous d’ophtalmologie dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Quelques mesures mises en place

 

Même si l’attente constitue la première cause de renoncement aux soins, elle est toutefois loin de l’expliquer intégralement : l'Île-de-France se distingue en effet par ses très nombreuses renonciations, alors même que les délais d’attente y sont globalement plus « courts » qu'au niveau national.

 

Le cabinet jalma y voit, notamment, l’impact des dépassements d’honoraires, plutôt fréquents chez les médecins spécialistes – et que le prochain périmètre des contrats de complémentaire santé « responsables » entend bien encadrer. De même, les personnes qui renoncent le plus à ces soins sont celles qui, paradoxalement, sont éligibles à l’Aide à la Complémentaire santé (ACS) ou à la complémentaire santé de la Couverture Maladie Universelle (CMU-C).

 

Certaines mesures ont récemment été prises contre ces dérives : les orthoptistes peuvent ainsi réaliser certains examens des yeux depuis le 20 janvier 2015 en raison de la pénurie d’ophtalmologues. De même, la généralisation du tiers payant pour l’horizon 2017, ainsi que les contrats de complémentaire santé « responsables », ont pour but de lutter contre ces restes à charge qui freinent près d’un Français sur deux.

 

 

* Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 021 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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