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Objets de santé connectés : bientôt une prise en charge de la Sécurité sociale ?

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Objets de santé connectés : bientôt une prise en charge de la Sécurité sociale ?

Il existe actuellement plus de 100 000 applications mobiles santé (contre 20 000 en 2012...)

© D.R.

La santé mobile et connectée n'est pour l'heure pas prise en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires santé, mais cela pourrait changer, préconise le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM)...

C’est l’une des vagues qui va le plus durablement impacter le monde de la santé dans les années à venir : les objets de santé connectés, de l’e-santé à la « m-santé », commencent déjà à séduire les patients et les professionnels de santé – ce qui ne va pas sans poser plusieurs questions.

 

Des applications mobiles (il y en a désormais plus de 100 000) aux balances connectées, des bracelets détecteurs aux montres intelligentes : tous ces outils, qui gagnent régulièrement en popularité, utilisent nos données personnelles pour spécifier leur usage au quotidien, représentant une potentielle menace pour la vie privée et le secret médical. La moitié des médecins interrogés dans un récent baromètre Odoxa/MNH/Orange Healthcare craignait en effet cette dernière dérive.

 

Les professionnels de santé, dans tous les cas, ne comptent pas manquer cette potentielle opportunité. C’est pourquoi, dans un livre blanc intitulé « Santé connectée, de la e-santé à la santé connectée » présenté ce mardi, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) revient sur ce sujet et développe certaines préconisations.

 

Prise en charge si bénéfices

 

Le CNOM distingue d’abord 6 recommandations : définir le bon usage de la santé mobile au service de la relation patients-médecins, promouvoir une régulation « adaptée, graduée et européenne » de cette santé connectée, poursuivre l’évaluation scientifique, veiller à un usage éthique de ces technologies, développer la littératie numérique et, surtout, engager une « stratégie nationale de e-santé ».

 

A partir de ces recommandations, le CNOM note que ce sont, naturellement, les usages qui distingueront au fur et à mesure ce qui, dans la santé connectée, relève du gadget ou de l’essentiel. Ainsi, il considère que « dès lors que l’évaluation des applications et objets connectés aurait effectivement reconnu leurs bénéfices sur la santé individuelle et/ou collective, il serait cohérent d’envisager qu’ils soient pris en charge par la collectivité » - et donc, par l’Assurance maladie.

 

Les complémentaires santé, de leur côté, commencent également à se pencher sur ce marché en construction. La récente expérience d’Axa avec le champion français des objets connectés Withings a notamment fait grand bruit en 2014 et, même si ces objets ne font pour l’heure pas partie des offres des différents assureurs, nul doute que la question de leur intégration se posera rapidement.

 

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