Avec le soutien de
L'Argus de l'Assurance
Nous suivre

Nous suivre Je protège mon entreprise

Salariés

Prothèses auditives : de lourds restes à charge pour les patients

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Prothèses auditives : de lourds restes à charge pour les patients

Les remboursements des audioprothèses par l'Assurance maladie sont particulièrement inégaux en fonction des situations.

© D.R.

Les frais de ces équipements, globalement élevés, souffrent d’un manque de transparence, selon l’Observatoire citoyen des restes à charge.

Parmi les dépenses de santé qui peuvent se révéler particulièrement handicapantes pour les patients, les audioprothèses figurent en bonne place. Mais contrairement à l’optique et l’orthodontie, deux secteurs où les restes à charge sont également souvent importants, elles ne rentrent pas dans le cadre du « panier minimum de soins » défini par l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013.

 

Les problèmes d’audition peuvent, potentiellement, toucher n’importe qui, salarié, chef d’entreprise ou ayant droit, et avoir un impact sur l’activité professionnelle.

 

La France fait partie des pays européens où les malentendants sont les moins bien équipés, rappelle l’Observatoire citoyen des restes à charge (composé du Collectif inter-associatif sur la santé, du magazine 60 Millions de consommateurs et du réseau de soins Santéclair) : seuls « 20% des déficients auditifs (sont équipés), très en deçà d'autres pays d'Europe » regrette-t-il.

 

Pourquoi un tel sous-équipement ? Les modalités de remboursement par l’Assurance maladie des prothèses auditives constituent une explication plausible, note l’Observatoire.

 

Fracture générationnelle

 

Ainsi, les assurés âgés de 20 ans ou moins sont nettement mieux remboursés que ceux au-dessus de cette limite d’âge. Le tarif de base du remboursement par l’Assurance maladie (à 60%, quel que soit l’âge) passe ainsi d’environ 1 000 euros avant cet âge… à 199,71 euros après !

 

Or, les problèmes d’audition concernent essentiellement les personnes plus âgées : en 2013, sur les 313 000 acquisitions d’équipement, 95,7% étaient destinées à des malentendants de plus de 20 ans. Par conséquent, les restes à charge évoluent sensiblement : d’une moyenne de 981 euros pour les assurés de moins de 20 ans, ils grimpent à 2 284 euros au-dessus de cet âge.

 

L’Observatoire constate ainsi l’existence de deux périodes où le taux d’équipement baisse sensiblement :

  • Vers l’âge de 20 ans, puisque les modalités de remboursement par l’Assurance maladie changent sensiblement ;
  • Vers l’âge de 65 ans, les retraités disposant généralement de contrats de couverture santé moins généreux que ceux des actifs.

 

Le choix de la complémentaire essentiel

 

En plus de cette différence de traitement selon l’âge, l’Observatoire note bien d’autres inégalités qui influent sur le reste à charge du patient.

 

Un même appareil peut ainsi être facturé à des tarifs très différents en fonction de l’enseigne de vente, allant pour certains équipements du simple au triple ! Autre pratique dénoncée par l’Observatoire : la différence de tarifs selon l’âge des personnes à équiper, à relier avec les différences de remboursement de la part de l’Assurance Maladie. Ce manque de transparence se retrouve enfin dans les différences de prix en fonction non seulement de l’enseigne de vente, mais aussi de sa situation géographique, d’importantes disparités subsistant en fonction des régions.

 

Pour réduire ces disparités, l’Observatoire conseille, en plus de faire jouer la concurrence, de s’adresser aux réseaux de soins (Santéclair, membre de l’Observatoire, en étant un) : grâce à un apport de clientèle garanti, les praticiens s’engagent à baisser les tarifs et, par de même, diminuer le reste à charge des patients.

 

Le choix de la complémentaire santé s’avère également essentiel, l’offre étant à la fois pléthorique et très différente en fonction des assureurs (remboursement par forfaits, par pourcentage ou mixte, soutien aux réseaux de soins…).

 

Nous vous recommandons

En tant que travailleur non salarié, comment être bien protégé ? – 3/3
Tribune d'experts
Sponsorisé par En tant que travailleur non salarié, comment être bien protégé ? – 3/3

En tant que travailleur non salarié, comment être bien protégé ? – 3/3

Pour pallier les insuffisances des dispositifs de protection sociale octroyés aux indépendants, les assureurs tels que Generali ont développé des gammes de produits très complètes. Ainsi, les[…]

20/02/2018 | | Salariés
La protection sociale, un véritable talon d’Achille pour les indépendants - 2/3
Tribune d'experts
Sponsorisé par La protection sociale, un véritable talon d’Achille pour les indépendants - 2/3

La protection sociale, un véritable talon d’Achille pour les indépendants - 2/3

La protection sociale des indépendants, comment ça marche ? - 1/3
Tribune d'experts
Sponsorisé par La protection sociale des indépendants, comment ça marche ? - 1/3

La protection sociale des indépendants, comment ça marche ? - 1/3

Réforme Code du travail : va-t-on pouvoir licencier sans motifs ?

Réforme Code du travail : va-t-on pouvoir licencier sans motifs ?

Plus d'articles
Nous suivre
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX