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Quand le travail influence la consommation de tabac

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Quand le travail influence la consommation de tabac

30 % des salariés exposés à un environnement de travail pénible fument.

© Salque Jean-Louis D.R.

Contraintes physiques et peur de perdre son emploi sont des facteurs aggravants de tabagisme. D’après une analyse de la Dares, l’environnement de travail incite parfois les salariés à allumer plus facilement une cigarette.

Un salarié exposé aux risques psychosociaux ou à des conditions de travail difficiles sera plus enclin à fumer. Les travaux, menés par la Dares au sein du ministère du Travail entre 2006 et 2010, ont en effet soulevé la corrélation entre l’activité des salariés et leur consommation de tabac. En 2006, 27 % des hommes et 21 % des femmes en emploi fument quotidiennement. Sur les quatre années suivantes, la tendance est à l’augmentation, en particulier quand s’aggravent les contraintes physiques et l’insécurité dans l’emploi.

 

Plus de fumeurs chez les ouvriers

 

Port de charges lourdes, exposition au bruit, au froid, à la chaleur, à l’humidité, à la saleté, à la peur… Autant de raisons qui poussent les hommes à fumer. 30 % des salariés exposés à un environnement de travail pénible fument, contre 24 % chez les autres salariés. D’ailleurs, le tabagisme est plus fort chez les hommes ouvriers ou employés (un tiers d’entre eux sont fumeurs), cette catégorie professionnelle étant davantage soumise au stress d’après l’analyse de la Dares.

En revanche, les hommes qui travaillent avec ou à proximité de produits nocifs ou toxiques diminuent leur consommation de tabac. « Se sentant davantage exposés à ces produits, les hommes, consciemment ou inconsciemment, compensent en réduisant leur exposition au tabac », estime la Dares. Enfin, contrairement aux idées reçues, une augmentation de la charge de travail ne constitue pas un facteur aggravant, car « un rythme de travail plus soutenu contribuerait à moins augmenter la consommation de tabac ». 74% des hommes interrogés estiment que ça stabilise leur consommation et seulement 13% que ça la fait augmenter.  

 

Un paradoxe féminin

 

Chez les femmes, un travail plus exigeant physiquement est aussi associé à une consommation plus importante de tabac : elles sont alors 15 % à fumer davantage, contre 11% en moyenne pour l’ensemble des femmes. Autres facteurs aggravants de tabagisme chez les femmes : la crainte de perdre son emploi... et la reconnaissance de leur travail. Un paradoxe auquel ne peut répondre la Dares. «Une baisse de  l’exposition à certains risques psychosociaux est liée à une plus grande consommation de tabac. Ainsi, plus leur travail est reconnu à sa juste valeur, et plus les femmes consomment de tabac. De même, elles réduisent significativement leur consommation lorsqu’elles doivent davantage faire des choses qu’elles désapprouvent, sans qu’une interprétation simple de ces résultats puisse être avancée », ajoute l’étude.

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