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Réforme de la complémentaire santé : pourquoi les TPE/PME doivent anticiper l'échéance du 1er janvier

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Réforme de la complémentaire santé : pourquoi les TPE/PME doivent anticiper l'échéance du 1er janvier

© D.R.

A quelques mois de l’entrée en vigueur de la réforme de la généralisation de la complémentaire santé, il est grand temps pour les entreprises de s’emparer de ce dossier complexe… et d’en tirer avantage.

Annoncée en 2012 par le Président de la République François Hollande, la réforme de la généralisation de la complémentaire santé à l’ensemble des Français commence seulement à toucher au but avec, en premier lieu, la couverture de l’ensemble des salariés du privé au 1er janvier 2016 – avant les retraités en 2017.

 

Pour l’heure, environ un demi-million d’entreprises ne proposent pas de couverture des frais de santé pour leurs salariés, essentiellement des TPE/PME. Ces dernières constituent par conséquent la cible principale des acteurs de ce marché, même si les entreprises déjà couvertes doivent également vérifier la conformité de leur complémentaire santé avec les dernières règles (contrats responsables, panier minimum de soins...).

 

 

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Par conséquent, l’année 2015 se révèle exceptionnelle à tous points de vue pour les acteurs de l’assurance santé. « En dix mois, nous allons réaliser l’équivalent de 10 années de contrat » se réjouit le directeur du développement de M comme Mutuelle, Matthieu Stankowiak.

 

A seulement cinq mois de l’échéance du 1er janvier, rares sont désormais les employeurs pas encore au courant de cette réforme, note un récent sondage de la Mutualité Française et de l’AFA. Il en est de même sur le terrain, note M. Stankowiak : « là où les TPE sont sur-sollicitées, les TNS (travailleurs non-salariés) ont globalement pris conscience de la réforme, via les campagnes de publicité et les experts-comptables ».

 

Devant cette masse d’informations toujours plus nombreuse – et parfois absconse quant au vocabulaire de la réforme –, quel comportement doivent adopter les dirigeants face à cet enjeu qui, pour certains, représente une complète nouveauté ?

 

Les acteurs du marché jouent, entre autres, sur des tarifs bas (voire très bas pour certains) pour des offres minimales au niveau du « panier de soins ANI ». Mais Matthieu Stankowiak en est persuadé : « Ce n’est pas l’offre la moins chère qui remportera la décision. Le bonheur n’est pas dans le prix ! ». Comme ses concurrents, M comme Mutuelle propose également une offre au niveau de l’ANI, mais elle n’est selon ses termes qu’une « tête de gondole » pour, in fine, s’intéresser aux formules supérieures.

 

>> A LIRE. Complémentaire santé : l'offre de M comme Mutuelle

 

Mettre en place une couverture strictement minimale revient en effet, selon les situations, à une absence de négociation au sein de l’entreprise et/ou de la branche professionnelle, ou à une mise en place à la dernière minute, quelques instants avant l’échéance du 1er janvier 2016. Il ne faut toutefois pas, note M. Stankowiak, que la complémentaire santé devienne un « objet de rancœur » mais au contraire un « instrument de paix sociale (...) il ne faut pas que les deux parties soient déçues ».

 

A quelques mois de l’entrée en vigueur de la réforme de la généralisation, les TPE et PME ont ainsi encore le temps de se pencher sérieusement sur ce dossier. Et du temps, il en faut pour à la fois comprendre le langage de cette réforme, s’informer sur les offres, les comparer, lancer des négociations entre employeurs et salariés… ce qui, pour certaines structures, est tout simplement la première entrée d’un dialogue social en leur sein.

 

Le dossier se poursuivra en 2016

 

Deux leviers d’action sont ainsi privilégiés : simplifier au maximum la souscription et la gestion d’une offre en complémentaire santé (dématérialisation des processus, espaces en ligne, e-affiliations…) et faire de cette obligation qu’est la réforme de la généralisation, « non pas une contrainte, mais au contraire une opportunité ».

 

Cette volonté se matérialise notamment, du côté de M comme Mutuelle, dans l’ajout d’un 5e pôle de garanties « Prévention / Bien-Être » pour l’ensemble des offres en complémentaire santé, alors même que ces prises en charge ne font pas partie du panier minimum de soins. « Les entreprises bénéficient par ricochet du bien-être de leurs salariés », escompte M. Stankowiak. Aller ainsi au-delà des garanties minimales n’est alors pas perçu comme un coût, mais un investissement.

 

Et s’il fallait un dernier argument pour inciter les entreprises non encore couvertes à se préparer au plus tôt à la réforme de la complémentaire santé, la fin d’année 2015 promet d’être particulièrement chargée. « Il y aura un goulet d’étranglement très important en cette fin d’année » prévient M. Stankowiak, de nombreuses entreprises n’ayant pas anticipé cherchant à se couvrir dans les derniers instants… voire après. Le directeur du développement de M comme Mutuelle est persuadé, comme d’autres, que cette réforme sera loin d’être terminée en cette fin d’année 2015 – « jusque fin juin 2016 » prédit Matthieu Stankowiak.

 

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