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Risque environnemental : comment réaliser son propre auto-diagnostic ?

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La rédaction

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La conscience collective des enjeux environnementaux s’est largement développée ces dernières années, du fait notamment de la réglementation en vigueur. Aujourd’hui, le risque environnemental fait partie des grands risques opérationnels créés ou subis lors de la réalisation de l’activité courante de l’entreprise.

Les « risques liés à l’environnement » sont de double nature pour l’entrepreneur. Il s’agit :
  • des dommages générés par l’entreprise et impactant l’environnement (eau, air, sol…) dans le cadre de ses activités.
  • des risques qu’elle peut elle-même subir. Tels que ceux d’origine naturelle : inondation, mouvement de terrain, tempête, foudre, sécheresse. Ou ceux d’origine industrielle : accidents extérieurs liés à une installation ou une activité dangereuse à proximité (rupture de digue, installations industrielles ou nucléaires, grands barrages, transport de matières dangereuses.…)
Avec de surcroît la nouvelle responsabilité environnementale qui se traduit pour l’entreprise par l’obligation de réparer tout dommage sérieux causé à l’environnement, la démarche de gestion de ces risques est devenue un défi majeur pour les entreprises, de toute taille.
 
La démarche de gestion des risques environnementaux comporte quatre étapes.
 

Première étape : identifier le risque 

Le risque environnemental est une menace qui se caractérise par :
  • un évènement probable.
  • des causes de survenance.
  • des conséquences en cas de survenance.
 
Pour identifier ce risque, il convient donc de définir avec précision le type d’événement puis d’en rechercher les origines possibles et enfin de dresser la liste de ses impacts.
 

Exemple :

Evénement : pollution directe sur site de stockage suite à une fuite de produit chimique liquide
Causes : 
  • qualité de l’emballage insuffisante
  • usure de l’emballage liée à la durée du stockage (péremption)
  • erreur humaine
  • défaut d’arrimage des emballages
  • présence de matériaux incompatibles entre eux
  • instabilité des produits d'emballage suite aux variations de température, aux rayonnements
Conséquences : 
  • perte de stock contaminé
  • atteinte à l’intégrité physique des personnels et riverains
  • atteinte à la réputation
  • action judiciaire
  • mise en conformité
  • contamination du sol
  • contamination de l’air
  • fermeture du site
  • perte financière

Deuxième étape : Evaluer le risque 

Cette étape consiste à évaluer la probabilité de réalisation d'un risque lié à l'environnement ainsi que la gravité de ses conséquences potentielles.
 
Pour déterminer le niveau de priorité de traitement de chaque risque, on utilise une échelle qui estimera le degré de probabilité que le risque survienne et le degré de sévérité de chaque type de conséquence.
 
Des organismes spécialisés ou les fédérations professionnelles proposent des échelles de probabilité dont on peut s’inspirer. 
 

Exemple  :

On note chaque critère de 1 à 4
Probabilité d’une fuite de produit chimique = 3,
Gravité de l’événement « atteinte aux personnes » = 4
Soit un risque évalué à un niveau 12 (3 X 4) qui permet de le situer dans l’ordre des priorités de traitement.
 

Les types de risques environnementaux à identifier

  • pollution liée à la gestion des fluides sensibles, au processus industriels polluants, aux nuisances sonores, au détention de matières polluantes ou dangereuses, de produits finis ou de matières premières sensibles
  • pollution lors des processus de distribution des produits en amont et en aval de la production : renversement d’une citerne, d’un wagon, d’un camion, etc.
  • pollution en cas de traitement des déchets, des défauts de production et des rebuts (à traiter ou retraiter)  
  • pollution associée à une défaillance du produit commercialisé (dangerosité du produit ou de ses composants)
  • pollution subie inhérente à la proximité de sites sensibles, classés Seveso par exemple

 

Troisième étape : maîtriser le risque

On passe à l’action ! Il s’agit de prendre les mesures de prévention et protection adaptées au risque et qui permettent de le rendre acceptable pour l’entreprise. 
Ces mesures vont tendre :
  • soit à limiter la probabilité du risque en agissant sur ses causes
  • soit à en réduire l’impact.

Exemple :

Action sur l’occurrence : limiter l’accès au stockage aux seules personnes formées et autorisées pour éviter les erreurs humaines. Instaurer une règle de déstockage « premier entré/premier sorti » pour éviter l’usure des emballages.
Action sur la sévérité : Interdire l’encombrement des voies d’accès, des issues et équipements de secours.

Quatrième étape : contrôler le risque

Cette étape consiste à assurer un suivi des mesures prises. Ce contrôle des mesures doit être réalisé en association avec le personnel qui est au contact quotidien avec ces risques, afin d'assurer une vigilance dans le temps.
 
Les actions de contrôle peuvent être :
- La mise en place d’un outil de déclaration individuelle des risques environnementaux.
- La révision périodique de l’évaluation des risques à l’aide d’indicateurs.
- Le contrôle de l’avancement de la mise en œuvre des mesures.
- L’analyse dans le temps des coûts induits,
 
Ce dispositif en quatre étapes à adapter à chaque situation et suivant ses moyens, permet de maintenir un niveau de risques liés à l'environnement acceptable pour l’entreprise et de maîtriser sa sécurité.
Pour aller plus loin, voir l’outil gratuit de mesure et maîtrise des risques environnementaux sur le site risques-environnementaux.oree.org.

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