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Santé mobile : comment les malades chroniques utilisent ces nouvelles technologies

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Santé mobile : comment les malades chroniques utilisent ces nouvelles technologies

© D.R.

La « m-santé » fait nourrir de nombreux espoirs aux différents acteurs de la santé, des patients aux professionnels en passant par les complémentaires santé.

Au sein de la nébuleuse de la santé connectée, la m-santé est l’un des champs les plus prometteurs : les applications santé téléchargées sur les smartphones connaissent depuis plusieurs années une croissance exponentielle – et ce n’est probablement qu’un début.

 

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Mais qu’en est-il des premiers usages de ces applications ? Il est de bon ton de distinguer préalablement celles consacrées au bien-être ou à l’évaluation et celles consacrées au suivi des maladies chroniques.

 

Une enquête conçue par le Lab e-santé diffusée via Doctissimo, une première du genre*, a été présentée ce 3 juin. Elle permet justement de dresser un panorama des usages de ces « early adopters » souffrant de maladies chroniques et d’en questionner l’intérêt et les perspectives, ouvrant potentiellement la voie à une prise en charge de ces applications par les complémentaires santé – voire par l’Assurance maladie.

 

Qui télécharge ces applications ? 21,5% de l’échantillon interrogé a ainsi déjà téléchargé une application de suivi d’une maladie chronique : ce taux est nettement plus élevé pour les personnes souffrant de diabète ou de rhumatismes inflammatoires chroniques, et nettement plus faible pour celles souffrant d’arthrose, d’hypertension, de migraine ou d’insuffisance rénale.

 

Quelles applications téléchargent-ils majoritairement ? Les carnets de suivi tiennent le haut du classement, devant les applications d’informations sur la maladie, celles d’actualités générales sur la santé et celles reliées aux objets de santé connectés.

 

Comment téléchargent-ils les applications ? Les principaux modes de diffusion de ces applications restent la recherche web et le bouche-à-oreille : 55% des patients parlent en effet entre eux de leurs téléchargements. Les professionnels de santé sont loin d’être prescripteurs en la matière, puisque seuls 4% en conseillent à leurs patients ! A noter que Google Play tient (légèrement) la tête devant iTunes en tant que portail source, avec 39% (contre 34%) des téléchargements – d’où l’importance des stratégies de référencement.

 

>> A LIRE. Santé connectée : ce qu'elle va changer pour les complémentaires santé

 

Quel retour sur ces téléchargements ? Cette enquête montre que, petit à petit, ces applications tendent à devenir incontournables pour les patients déjà équipés : c’est en tout cas l’opinion d’un diabétique sur deux et, en moyenne, de 40% des malades chroniques. A noter également la forte confiance des patients vis-à-vis de ces applications (70%) et le relativement faible taux de réfractaires au téléchargement (27%).

 

Quelles relations avec les professionnels de santé ? Les médecins sont de faibles prescripteurs de ces applications (4,1%) alors que, pourtant, la demande existe : 55% des personnes interrogées se disent prêtes à télécharger une application conseillée par leur médecin. Dans l’autre sens, 43% des patients leur parlent de leurs téléchargements et 51% disent leur montrer les résultats obtenus (durant la consultation, par e-mail ou via une plateforme dédiée).

 

Quelles relations avec les objets de santé connectés ? Les malades chroniques peuvent, non seulement, investir dans des applications mais également dans des objets connectés : le glucomètre connecté et le tracker d’activité restent les produits le plus souvent acquis. Toutefois, il reste encore 30% de malades chroniques qui ignorent ce qu’est un objet de santé connecté (et 31% ce qu'est une application mobile).

 

Quel avenir pour ces produits ? La santé connectée, même si elle est déjà sur quasiment toutes les bouches, n’en est pour l’heure qu’à ses débuts avec un marché potentiellement immense. La viabilité du modèle économique de ces applications, souvent gratuites, est toutefois encore loin d’être établie : les complémentaires santé, voire l’Assurance maladie, pourraient ainsi être amenées à se positionner sur ce créneau – ce qu’ont déjà réalisé certains acteurs de ce marché.

 

 

* Méthodologie : enquête réalisée par questionnaire auto-administré sur le web, du 20 février au 20 mars 2015 sur 2226 personnes (dont 73% de femmes), résidant en France, âgées de 18 ans et plus et atteintes d’une maladie chronique (31 maladies sélectionnées). A noter que l’étude a également été promue par plusieurs associations de patients : AVS France, AFD 75, ANDAR, Fédération Française des Diabétiques, LMC France, Renaloo et Vivre Sans Thyroïde.

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