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Sevrage alcoolique : comment lutter contre l’addiction à l’alcool

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Sevrage alcoolique : comment lutter contre l’addiction à l’alcool

© D.R.

La Sécurité sociale et les complémentaires santé peuvent aider les salariés concernés à lutter contre cette dépendance, via une prise en charge de certains soins et traitements.

49 000 morts par an, soit 134 par jour : c’est le nombre de décès dus à l’abus d’alcool en France, selon une étude de l’Institut Gustave Roussy. L’enjeu de santé publique est donc évident, de même niveau que la lutte contre la drogue ou le tabac.

 

Des médicaments miracles ?

 

Peu de médicaments existent pour lutter véritablement contre l’alcoolisme, même si la recherche avance : de nouvelles molécules sont apparues ces dernières années à destination des deux millions de Français ayant un problème avec l’alcool. Toutefois, moins de 5% de ces derniers suivraient un traitement pour tenter de sortir de cette addiction et moins de 9% font un séjour dans un centre de soins spécialisé.

 

Le nalmefène est l’une des dernières molécules apparues sur ce marché, lancée par le laboratoire danois Lundbeck : il est ainsi remboursé, sous le nom de Selincro, par la Sécurité sociale depuis le 23 septembre 2014.

 

Il est destiné aux hommes consommant plus de 6 verres d’alcool par jour (et 4 pour les femmes), afin non pas d’arrêter leur consommation mais de la réduire progressivement. La Haute Autorité de Santé a toutefois récemment conseillé de limiter sa prise en charge dans l’attente de résultats cliniques plus étoffés.

 

Autre médicament qui pourrait bientôt être mis sur le marché : l’Alcover, du laboratoire G&A Pharma. Ce dernier devrait faire une demande d’autorisation au niveau européen d’ici la fin de l’année 2014 pour ce traitement à base… de GHB, appelé également « drogue du violeur ». Il agit en tant que substitut à l’alcool, afin que le patient ne ressente plus le besoin ou l’envie de boire.

 

Mais le traitement le plus connu du grand public, toutefois, s’appelle le baclofène. Deux spécialités basées sur cette molécule, le « Baclofene Zentiva » et le « Lioresal », sont désormais remboursées à hauteur de 30% par l’Assurance maladie, suite à un arrêté ministériel publié au Journal officiel le 13 juin 2014. Jusqu’à présent utilisé pour soigner des maladies musculaires, le baclofène a ainsi vu son remboursement changer malgré l’absence d’autorisation de mise sur le marché.

 

A noter toutefois que la prise en charge de ce traitement ne peut se faire qu’après l’échec des autres aides thérapeutiques disponibles. De même, sa prescription ne peut se faire que dans le cadre d’une recommandation d’utilisation temporaire valable trois ans, depuis le 14 mars 2014, élaborée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

 

Plusieurs centaines de centres spécialisés

 

Mais au-delà de cet arsenal thérapeutique qui reste encore limité, la lutte contre l’alcoolisme passe le plus souvent par une véritable prise en charge hospitalière, soit à l'initiative du patient, soit via le médecin traitant.

 

Il existe 225 Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA), financés par la Sécurité sociale et permettant d’accompagner les patients dans cette lutte contre l’addiction. Les centres de cure et postcure (ou CSSR) accueillent ensuite les malades pour consolider leur abstinence. Il existe également des unités de soins spécialisées au sein des hôpitaux publics (la majorité des médecins alcoologues officient en milieu hospitalier).

 

A noter, dans tous les cas, que la réforme de la généralisation de la complémentaire santé s'accompagne d'une prise en charge intégrale du forfait hospitalier journalier. Les centres de postcure privés, de leur côté, peuvent s'avérer très coûteux, avec des frais que certaines complémentaires santé prennent (en partie) en charge.

 

Le traitement médicamenteux ou hospitalier de cette addiction ne peut, de toute manière, se réaliser en solo : l’importance d’un bon entourage est en effet cruciale pour assurer le suivi et la réussite de cette lutte, où la dimension psychologique est particulièrement importante.

 

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