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Tabac, alcool, drogues : de coûteuses addictions (et des moyens d’en sortir)

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Tabac, alcool, drogues : de coûteuses addictions (et des moyens d’en sortir)

© D.R.

Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dresse le lourd bilan humain et financier des addictions aux drogues. Des addictions que les acteurs du monde de la complémentaire santé, à leur niveau, ont dans leur ligne de mire.

250 milliards d’euros par an. C’est le très lourd coût « social » des différentes drogues (tabac, alcool et drogues illicites) en France, détaille une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) diligentée par la Direction générale de la santé, dont la synthèse a été publiée ce vendredi.

 

Dans le détail (à lire ici), cette étude réalisée par l’économiste Pierre Kopp détaille ce mirobolant montant, distinguant le « coût externe » et le poids de ces drogues sur les finances publiques. Ce coût « externe » regroupe à la fois les différentes externalités, que ce soient les coûts touchant directement les acteurs (les externalités intra-personnelles, regroupant la valeur des vies humaines perdues ou amputées, l’emprisonnement…) et ceux touchant des acteurs extérieurs (perte de production des entreprises).

 

Ces montants, difficilement quantifiables, sont soumis à différentes estimations au fil des années. Une précédente étude de l'OFDT (également signée Pierre Kopp avec Philippe Fenoglio) datée de 2000 notait un coût social total de 218 milliards de francs, soit 33 milliards d'euros : ce montait grimpait à 87 milliards d'euros en 2005 d'une étude actualisée par les mêmes auteurs.

 

>> A LIRE. Arrêt du tabac : ce que prévoient les complémentaires santé

 

Ce coût « externe » représente ainsi la majorité de la facture globale, mais le coût de ces addictions au sein des finances publiques s’élève tout de même à 21,3 milliards d’euros par an pour l’année 2010 ici prise pour référence, soit plus d’un point de PIB et près du tiers du déficit budgétaire français !

 

A leur niveau, les différents acteurs du monde de la complémentaire santé tentent de lutter contre cette gabegie humaine et financière.

 

La Sécurité sociale facilite l’hospitalisation des personnes souffrant fortement de ces vices : elle finance ainsi, par exemple, 225 centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Il existe également de nombreux centres de postcure (CSSR) publics, sans oublier les médecins alcoologues. Elle permet également la prise en charge de certains traitements de lutte contre l’addiction à l’alcool, ainsi que de certains suppléments nicotiniques à hauteur de 50 euros par an (et, à terme, de la cigarette électronique ?).

 

>> A LIRE. Sevrage alcoolique : comment lutter contre l'addiction à l'alcool

 

Les complémentaires santé viennent s’ajouter à ce dispositif, en plus de la prise en charge intégrale du ticket modérateur et du forfait hospitalier journalier : elles peuvent ainsi permettre de prendre en charge des consultations de médecine douce et des consultations de médecins spécialistes comme les tabacologues. Des acteurs comme AXA matérialisent également cette démarche de prévention par des dispositifs spéciaux, comme sur la lutte contre les maladies cardio-vasculaires.

 

Les branches professionnelles, enfin, ne sont pas absentes de cette démarche : prenons ici l’exemple de la branche des vins, cidres et autres spiritueux (IDCC 493) qui, dans son accord du 1er avril 2015 sur le régime de frais de santé à haut degré de solidarité, inclut un forfait de sevrage alcoolique dans les missions de son fonds d’action sociale.

 

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