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Agir pour réduire les TMS

Céline Tridon

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Agir pour réduire les TMS

Réduire le travail répétitif permet de lutter contre certains TMS.

© Salque Jean-Louis D.R.

Les TMS (troubles musculosquelettiques) ne sont pas une fatalité. Avec un peu de vigilance,  il est possible de les prévenir, pour une meilleure protection de la santé au travail.

Gérer les dossiers d’un salarié malade, le remplacer, cotiser à l’assurance maladie au même titre qu’un arrêt de travail… Les TMS (troubles musculosquelettiques) peuvent coûter cher à l’entreprise. Aussi, mieux vaut prévenir ces maux qui représentent la première maladie professionnelle en France. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) préconise pour cela une intervention en quatre temps : mobiliser, investiguer, maitriser et évaluer.

 

Associer les différents services

 

Pour qu’une opération de prévention des TMS soit la plus efficace possible, c’est l’ensemble de l’entreprise qui doit se mobiliser. Tous les salariés et la direction doivent être impliqués dans la démarche, avec la collaboration du médecin du travail pour assurer un suivi individuel de chaque collaborateur si besoin. L’objectif ? Informer, mais surtout faire comprendre l’importance d’une telle démarche. C’est pourquoi des partenaires extérieurs de l’entreprise peuvent également s’y associer, comme les CARSAT, les branches professionnelles, les ARACT ou les consultants spécialisés, en ergonomie par exemple.

 

Etablir un diagnostic

 

Analyse des situations et des postes de travail, données sur la santé des salariés et de l’entreprise (taux de turn over, absentéisme, etc.), fonctionnement des processus de production… Prévenir les TMS suppose de connaitre le contexte qui les génère. Cela permettra éventuellement de mettre en avant des postes ou des secteurs de travail sur lesquels agir en priorité. Ce diagnostic permet en effet de déceler les situations à risque et d’en rechercher les causes. Parmi les pistes à explorer : « analyser le travail réel au moyen d’entretiens et d’observations afin de décrire finement la succession chronologique des actions effectuées par le salarié, effectuer des mesures permettant d'évaluer le dimensionnement du poste ainsi que l'environnement physique (éclairage, niveau sonore, ambiance thermique….), évaluer, grâce à des mesures et/ou à partir du ressenti des salariés sur leur travail, les contraintes biomécaniques et psychosociales », propose l’INRS.

TMS Pro, un site de l’Assurance Maladie

Pour accompagner les entreprises dans leur démarche de prévention des TMS, l’Assurance Maladie – risques professionnels a mis à leur disposition un site d’informations : TMS Pro. Elles y retrouveront une méthode et des outils pour avancer concrètement dans leurs efforts.

 

Réduire le risque

 

Sur la base de ce diagnostic, l’entreprise pourra alors cibler ses actions : aménager les postes de travail, réduire l’effort, ralentir la cadence, varier les tâches, mettre à disposition des équipements de protection individuelle, améliorer l’éclairage, reconnaitre et valoriser les compétences… L’INRS insiste sur l’aspect collectif de la démarche de prévention : « Les actions au stade de la conception permettent de réduire, voire de supprimer le risque à la source. (…) La suppression d’un risque de TMS sur un seul poste peut avoir un impact négatif sur d’autres postes dans l’entreprise. Seule une vision globale de la situation permet d’éviter le déplacement du risque. »

Autre prérogative : la formation, ou l’information, des salariés. Un salarié averti sera en effet plus efficace pour réduire les risques le concernant, mais aussi pour partager les bons réflexes auprès de ses collègues.

 

Evaluer la démarche

 

Dernière étape d’une démarche de prévention des TMS, l’évaluation des mesures mises en place. Elle est indispensable pour juger de leur efficacité, relever les points qui ont été rapidement améliorés ou ceux qui, au contraire, doivent encore être travaillés. Evaluer la démarche de prévention permet également de la pérenniser.

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