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Complémentaire santé : 68% des salariés prêts à souscrire à une surcomplémentaire

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Complémentaire santé : 68% des salariés prêts à souscrire à une surcomplémentaire

© D.R.

Un sondage OpinionWay pour l’actuaire Adding note la forte réticence des salariés vis-à-vis des restes à charge… et leur méconnaissance quant au coût employeur.

Comment les salariés perçoivent-ils leur complémentaire santé au sein de leur entreprise, à l’aube d’importantes réformes (contrats responsables ce 1er avril, panier de soins le 1er janvier prochain) ? Un sondage OpinionWay pour l’actuaire Adding tente de faire le point, axé sur les salariés de grandes entreprises*.

 

Premier point notable : 20% des salariés ne savent pas ce que leur coûte, par mois, leur complémentaire santé d’entreprise. 48%, de leur côté, connaissent « approximativement » ce coût, 32% « précisément » (moyenne de 55€). Toutefois, ils ignorent bien plus fortement ce que cette couverture coûte… côté employeur : ils sont 66% dans ce cas (moyenne de 57€ selon les 34% restants).

 

Les restes à charge ne passent pas

 

Second enseignement : les salariés sont particulièrement réticents quant aux restes à charge. Ils sont ainsi 60% à les trouver inacceptables en optique : les revenus les plus importants (plus de 2 250€/mois) et les salariés les plus jeunes (moins de 35 ans) sont les moins opposés à ce principe (entre 45% et 60% de réponses positives).

 

Il en est de même pour les frais dentaires, avec une opposition au reste à charge (RAC) encore plus importante (68%). Et si reste à charge il doit y avoir, il doit être particulièrement limité : 74% des personnes interrogées escomptent un RAC inférieur à 100€ en dentaire et 63% à un RAC de moins de 50€ en optique.

 

L’opposition est plus flagrante encore pour les consultations de médecins spécialistes, avec une opposition au RAC qui monte à 72% : 63% des personnes interrogées escomptent d’ailleurs un RAC inférieur à 10€ si nécessaire.

 

La surcomplémentaire plébiscitée

 

Que feraient les salariés en cas de restes à charge ? Ils sont 64% à considérer qu’ils utiliseraient leur épargne pour se faire soigner, et même 7% à réaliser un emprunt : les 29% restants, de leur côté, renonceraient tout simplement aux soins en question.

 

Surtout, ces salariés seraient majoritairement prêts, si nécessaire, à souscrire à une surcomplémentaire : ils sont 68% dans ce cas (76% pour les plus hauts salaires, au-delà de 4 500€/mois). Les célibataires pourraient ainsi mettre plus de 20 euros par mois dans une telle surcomplémentaire à hauteur de 44%, pourcentage qui monte à 66% pour les salariés non-célibataires.

 

La complémentaire santé, un acquis plutôt qu’un avantage

 

Autre point relevé par cette étude des attentes des salariés : la complémentaire santé reste un avantage observé et escompté par les salariés… mais il est loin d’être le seul. « Malgré son importance, la mutuelle n’est aujourd’hui plus perçue par les salariés comme un avantage mais plutôt comme un acquis », analyse le directeur général associé d'Adding Jean-Philippe Allory.

 

Seules 21% des personnes interrogées notent ainsi que la qualité de la mutuelle et du régime prévoyance de l’entreprise a été, pour eux, un critère quant à leur choix : à noter que ce pourcentage monte à 30% pour les personnes gagnant plus de 4 500€/mois.

 

De même, à rémunération identique, 11% de l’échantillon considère que la mutuelle est le premier critère qui pourrait le faire changer d’entreprise (29% en second critère) : le plan d’épargne entreprise, l’intéressement et la participation est – assez nettement – l’avantage le plus observé (45+25%), devant les RTT (14+30%) et la complémentaire santé (cumul de 40%), au même niveau que la prime d’ancienneté et le contrat de retraite supplémentaire. Un avantage, peut-être acquis, mais en tout cas toujours observé avec attention.

 

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*Méthodologie : enquête en ligne CAWI réalisée du 8 au 12 février 2015. Echantillon représentatif de 1 996 salariés français d’entreprises privées de 500 salariés et plus.

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