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Entreprises : cinq règles pour bien choisir sa complémentaire santé

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Entreprises : cinq règles pour bien choisir sa complémentaire santé

Le choix de la complémentaire santé, un dossier technique qui nécessite de prendre quelques précautions.

© D.R.

Toutes les entreprises devront se pencher cette année sur la complémentaire santé. Un dossier technique qui nécessite de prendre quelques précautions afin de ne pas avoir de mauvaises surprises, financières ou sociales.

L’échéance approche : au 1er janvier 2016, toutes les entreprises devront proposer une assurance complémentaire santé à leurs salariés. Dans le même temps, les changements de réglementation vont pousser une majorité de celles qui sont déjà équipées à revoir les niveaux de remboursement dont bénéficie leur personnel. Bref, dans tous les cas de figure, 2015 sera l’année des choix sur la complémentaire santé. Il n’y a pas de contrat idéal, chaque entreprise possède ses spécificités, mais il reste néanmoins des règles à respecter pour éviter de mauvaises surprises - notamment pour l’employeur.


1/ Bien comprendre le fonctionnement de la complémentaire santé

 

Pas moins de 95% de la population possède une couverture complémentaire santé. Mais pour autant, tous les salariés - et chefs d’entreprise - n'en connaissent pas forcément dans le détail les modalités de fonctionnement. Comment cette assurance complète-elle les remboursements de la Sécurité sociale ? Quels sont les soins et dépenses médicales où son financement est le plus important ? A l’encontre de bien des idées reçues, la complémentaire santé n’est pas seulement indispensable pour les lunettes et le dentiste, mais également pour l’hôpital.

 

Il s'agit également de se familiariser avec les services associés, en premier lieu le tiers payant qui évite au salarié de faire l’avance de frais mais également les différentes plateformes qui peuvent proposer de l’analyse de devis ou des conseils sur les tarifs. Sans oublier bien évidemment, la nécessité pour tous les salariés de bien saisir comment fonctionne très concrètement la complémentaire santé dans le cadre d’une entreprise : affiliation, prélèvement des cotisations...

 

2/ Rechercher un bon équilibre entre tarifs et qualité des remboursements

 

Le tarif d’une complémentaire santé d’entreprise dépend largement, mais pas uniquement, des différents actes et soins qu’elle prend en charge et pour chacun de ces postes du niveau de remboursement. Assez logiquement, un contrat qui rembourse les prothèses dentaires à 350% du tarif de la Sécurité sociale sera bien plus coûteux que celui qui se contente d’un taux de 150%.

 

La nouvelle réglementation encadre les remboursements en imposant des minima et des plafonds. Mais il n’en reste pas moins un large éventail de combinaisons possibles, d'autant plus dans le cas où l’entreprise introduit la possibilité pour les salariés de souscrire des surcomplémentaires individuelles.

 

L’objectif sera donc de trouver un équilibre, un compromis, entre le budget de l’employeur, obligé de financer au moins 50% de la cotisation, et les demandes des salariés. L’âge moyen, la structure salariale, l’offre de soins locale, le taux de féminisation du personnel, voire la nature de l’activité... sont autant de facteurs à prendre en compte pour effectuer les bons choix de remboursement. La complémentaire santé d’un commerce d’habillement d’une ville moyenne de province qui compte quatre vendeuses n’appelle pas forcément la même structure de garanties que celle d’une start-up de la région parisienne.

 

3/ Se mettre à l'abri d'un redressement Urssaf

 

L'instauration d’une complémentaire santé dans une entreprise est une démarche très formalisée par le code du travail. Attention également à la réglementation concernant les exonérations de charges sociales et fiscales dont bénéficient l’employeur et, dans une moindre mesure, les salariés. La complémentaire santé est désormais bien souvent un des premiers dossiers que regardent les inspecteurs de l’Urssaf en cas de contrôle.

 

Il existe des points de vigilance, notamment sur les dispenses d’affiliation ou l’introduction de couvertures différentes pour certaines catégories du personnel. Concernant les garanties, les contrats standards proposés sur le marché pour les TPE et PME de moins de 50 salariés intègrent la nouvelle réglementation. Par ailleurs, certaines branches professionnelles ont fait le choix de labelliser des contrats.

 

4/ Se renseigner sur l’offre de soins

 

Une bonne complémentaire santé doit éviter que les salariés ne puissent pas se soigner pour des raisons financières. Le coût et la diversité de l’offre de soins est donc un élément important dans le bon calibrage des remboursements. A défaut d’une étude complètement exhaustive, il s’agit de s'informer par exemple sur les tarifs pratiqués par les médecins spécialistes dans le bassin d’habitation du personnel.

 

Le niveau de remboursement des consultations de spécialistes mérite peut-être un investissement, si le seul ophtalmologiste à 150 kilomètres à la ronde pratique des dépassements d'honoraires et qu’une majorité du personnel porte des lunettes. Les salariés sont bien évidemment la première source d’informations, mais les organismes d’assurance disposent également de données, qu’ils intègrent d’ailleurs dans leur tarification. Ne pas oublier non plus les solutions que peuvent apporter les réseaux de soins.

 

5/ Faire jouer la concurrence entre assureurs santé

 

Il suffit d'allumer la radio pour s’en convaincre : les organismes d’assurance multiplient les offres en lien avec la généralisation de la complémentaire santé. L’entreprise ne doit donc pas hésiter à comparer entre les différents produits et services associés. Elle a le choix entre s’adresser directement à l’un des nombreux assureurs santé ou passer par un intermédiaire, c’est-à-dire un courtier ou un agent d'assurance.

 

La comparaison des tarifs ne vaut qu’en regard des niveaux de protection proposés, mais il est également utile de mettre en parallèle la gestion (délais de remboursement, frais...) et les services (développement du tiers-payant, réseaux de soins...).

 

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