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La protection sociale, un véritable talon d’Achille pour les indépendants - 2/3

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La protection sociale, un véritable talon d’Achille pour les indépendants - 2/3

Mal protégés, voire pas protégés en cas de chômage, de maladie professionnelle ou d’accident du travail, les indépendants risquent d’avoir du mal à faire face à leurs charges fixes, voire à poursuivre leur activité, en cas de maladie ou d’accident.

Une simple grippe d’une semaine peut mettre en péril l’équilibre financier d’une entreprise encore fragile ! Or mal protégés, les indépendants disent à 87 % qu’ils « ne peuvent pas s’arrêter de travailler » ; or les mêmes disent à 82 % (source : Observatoire Entreprise et santé) que leur état de santé a un impact direct sur leur productivité… et donc la santé de leur entreprise… Et une entreprise en mauvaise santé retentit en général de manière négative sur la santé de son patron !

La couverture maladie

Certes, les dépenses médicales et de santé sont remboursées de manière identique pour les salariés et les indépendants. Mais il ne faut pas oublier que l’on parle là du régime de base, qui justement exclut quantité de dépenses, ou les rembourse sur une base extrêmement faible : dépassements d’honoraires des médecins et forfaits journaliers ne sont pas pris en charge, par exemple. En matière d’optique et de soins dentaires, très onéreux, les remboursements sont minimes.

Les accidents du travail et maladies professionnelles

C’est l’une des grandes différences avec les salariés : les indépendants et professions libérales ne sont pas protégés spécifiquement en cas d’accident, particulièrement vis-à-vis des accidents du travail ou maladies professionnelles. Si une telle situation survient, ils ne peuvent bénéficier que d’une prise en charge de leurs frais médicaux, au moins en partie. Mais en cas d’incapacité temporaire ou permanente – à l’exception de certains cas particuliers – ils n’auront droit à aucune indemnité.

Pour pallier cette carence, il est toujours possible de souscrire auprès de la Sécurité sociale une assurance volontaire « Accidents du travail et maladies professionnelles ». Dans ce cas, la cotisation (calculée sur les revenus professionnels) donne droit à une déduction fiscale.

Pas de chômage en cas de fin d’activité

Un indépendant contraint de cesser son activité – soit parce qu’il ne fait pas suffisamment de chiffre d’affaires, soit parce que son local/entreprise a subi un sinistre grave (incendie, destruction….), soit parce qu’il est physiquement inapte à exercer suite à une maladie ou accident – ne bénéficie d’aucun régime d’assurance-chômage. C’est l’une des préoccupations majeures de ces professionnels. Et l’attente, est pourtant réelle : selon l’Observatoire Entreprise et Santé, 21 % des indépendants affirment qu'ils souhaiteraient bénéficier d'une allocation en cas de perte d'activité. Le gouvernement doit se pencher sur cette demande en 2018 en créant un droit au chômage pour les indépendants, mais d’ici là, mieux vaut prendre les devants en souscrivant un contrat spécifique pour se protéger s’il y avait nécessité de devoir interrompre son activité professionnelle. Rappelons qu’il est possible, dans certaines conditions, de souscrire une assurance chômage volontaire auprès de la Garantie sociale des chefs et dirigeants d’entreprise (www.gsc.asso.fr), de l’Association pour la protection des patrons indépendants (www.appi-asso.fr) ou auprès d’une compagnie d’assurances… en attendant, les propositions du gouvernement pour les indépendants.

 

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