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La responsabilité sociétale des entreprises, une opportunité ?

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La responsabilité sociétale des entreprises, une opportunité ?

© SasinParaksa

Avec la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), la grille de lecture et de progrès du business est en train de changer profondément. En termes de diffusion, de fournisseurs, de clients, d’actionnaires, de territoire… et de recrutement !

Une seule solution : se lancer.

La fameuse RSE, pour « Responsabilité sociétale des entreprises », n’est-elle qu’une vague sur laquelle ont surfé les meilleurs communicants ? Une teinte exotique pour les roots ? « Pas du tout », répond François Garreau, responsable de la mission RSE auprès du comité exécutif de Generali. « La RSE a passé un cap, estime-t-il. Pour une entreprise, c’est même devenu un très fort avantage compétitif ». Pourquoi ? Parce que la RSE, définie comme un ensemble de comportements, va désormais de plus en plus loin. Elle participe au développement durable, mais aussi à la santé et au bien-être de la société. Et à un moment où la transparence est une exigence des consommateurs comme des salariés, les nouvelles pratiques engendrées par la RSE sont reconnues.

Et les PME ont tout intérêt à s’y mettre… à condition que le dirigeant soit pleinement partie prenante. « On ne fait pas de la RSE sous la contrainte, sinon c’est la mort avant même d’avoir commencé » tranche François Garreau. L’utilité sociale, l’empreinte carbone, les gaz à effet de serre : c’est une aventure dans laquelle le chef d’entreprise doit embarquer toutes ses équipes. Il faut s’asseoir autour d’une table avec ses collaborateurs pour vivre un moment de réflexion et de partage.

Et pour ceux que les effets immédiats laisseraient de marbre, François Garreau rappelle que la RSE modifie la valeur du patrimoine de l’entreprise. « Une entreprise se transmet. Et la RSE valorise le capital matériel et immatériel au moment de la vente : si la qualité de vie au travail est bonne, que le bien-être et les engagements sont forts, il y a fort à parier que la productivité sera aussi mieux assurée ». Et, déjà, des banques ont décidé qu’elles en feraient un critère d’attribution pour les prêts. La RSE augmenterait donc la capacité à accéder à un crédit.

À un moment où les PME ont peu de temps ou de moyens pour les embauches, le fonctionnement des entreprises est désormais passé au peigne fin par les candidats. « C’est une bonne façon d’attirer et de garder ses talents car la nouvelle génération est très sensible au sens de sa vie professionnelle ». Et pas seulement à la taille de l’entreprise ou au salaire. Et le sens pour les jeunes, c’est par exemple l’éco-conception, ou tout ce qui relève de l’utilité commune et publique. Une entreprise responsable renforce ainsi sa marque employeur, sa posture dans la société.

Le fait de mesurer l’impact sur l’environnement, ou de chercher à développer une économie circulaire est très séduisant pour les jeunes professionnels.

Pour l’entreprise, mettre le pied à l’étrier de la RSE se traduit rapidement par des changements dans le business même, avec une vraie prise de conscience que c’est une invitation à revoir son mode de fonctionnement… et à entrer de plain-pied dans l’économie de la fonctionnalité. À l’image de l’industriel Michelin qui ne vend plus des pneus mais la possibilité de rouler 100 000 kilomètres. Ce n’est donc plus un bien mais un service qui est au cœur du business. « L’entreprise qui revoit ses méthodes pour vivre ce "transfert de propriété" entrouvre de toute façon de nouvelles voies » estime François Garreau. 

En revanche, attention à la communication : inutile de chercher à tout prix à se présenter sous cet angle, si l’entreprise n’a pas vécu une transformation. Ensuite – bien au contraire – communiquer sur le mode de distribution par exemple et en informer le client est porteur. « Quand on est reconnu sur ces sujets, on obtient plus facilement de l’aide des partenaires ». Ceci à condition aussi de savoir en parler. Une réunion de collaborateurs, l’envoi d’une infographie, la présence sur les réseaux sont incontournables. « Mais tout cela ne peut venir qu’après », conclut François Garreau. Pour que la RSE ne ressemble pas à un feu de paille.

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