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Le dirigeant, principal responsable de la croissance de son entreprise ?

Benjamin Chabrier

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Le dirigeant, principal responsable de la croissance de son entreprise ?

© ra2studio

Une enquête menée par l’Observatoire Réseau Entreprendre, montre que le dirigeant, peut être soit le frein, soit le levier de la croissance des TPE et PME. Quelles sont les raisons de ces résultats ? Zoom. 

Le Réseau Entreprendre (14 000 chefs d’entreprise, répartis dans 10 pays) a souhaité dans son enquête (la première issue de l’Observatoire Réseau Entreprendre) montré les raisons qui pouvaient freiner les chefs d’entreprise dans la croissance.

Et ce qui est constaté, c’est que c’est l’ambition du dirigeant qui va être le premier frein (ou levier) à la croissance de l’entreprise.

>> À lire aussi : Le plan d’action de l'État pour la croissance et la transformation des entreprises <<

La prudence

Dans son enquête, le Réseau Entreprendre a interrogé les chefs d’entreprise sur leur rapport personnel à la croissance.

 Ils sont 75 % à penser que la prudence est de mise en ce qui concerne la vitesse de croissance. Parmi eux :

  • 52 % se disent être des « entrepreneurs de croissance modéré », admettant que le taux de croissance à une limite et qu’au-delà, l’entreprise peut se retrouver en péril
  • 23 % ne se considèrent pas comme des entrepreneurs de croissance. Le taux de croissance n’étant pour eux, pas un critère de réussite.

Pour les 25 % restant, ils considèrent avoir « le virus de la croissance », impliquant n’avoir aucune limite dans le taux de croissance.

En ce qui concerne la taille (volume de chiffre d’affaires ou effectif), les entrepreneurs sont :

  • 42% à ne voir aucune limite de taille (chiffre d’affaires ou effectif) à partir duquel, il n’est désormais plus possible de faire croître son entreprise
  • 28 % estiment avoir une limite de taille au-delà de laquelle ils auront du mal à se développer
  • 30 % considèrent que le volume de chiffre d’affaires ou l’effectif ne sont leurs critères de réussite principaux

Lien entre perception et croissance 

Y a-t-il donc un lien entre ce que pensent les dirigeants et la croissance effective de l’entreprise ?

L’étude montre qu’il y a en effet un lien entre l’envie de croissance et la croissance effective. Selon l’étude, 40 % des entrepreneurs affichent un taux de croissance annuel supérieur à 10 % :

  • 52 % d’entre eux, soit plus de la moitié affirment d’avoir aucune limite de croissance.

A contrario, ceux qui affichent une croissance inférieure à 10 % montrent pour une grande majorité (61 %) une position prudente face à la croissance.

Ce constat, l’étude peut l’expliquer par le fait que la crainte principale du dirigeant est « le risque de perdre, à la suite d’une croissance forte, le contrôle de son entreprise »  comme l’explique Frédérique Jeske, directrice générale de Réseau Entreprendre.

>> À lire aussi : Un fonds pour le développement des PME de croissance <<

Les freins et les leviers à la croissance

Réseau Entreprendre a demandé aux dirigeants dans son étude de classer selon eux les leviers et les freins qui affectent la croissance.

Il en ressort que dans le top des leviers de croissance, ce qui ressort principalement, c’est :

  • la capacité à aligner la stratégie et son exécution
  • la capacité à s'entourer des bonnes personnes afin de renforcer sa gouvernance d’entreprise
  • la capacité à nouer des partenariats durables et stratégiques

En ce qui concerne les trois principaux freins à la croissance, nous avons :

  • le poids des charges (salaires, charges sociales, etc.)
  • l’environnement réglementaire et juridique actuel
  • l’implication insuffisante des équipes

L’impact du comité stratégique

>> À lire aussi : L’institut du mentorat entrepreneurial <<

Selon l’étude, seulement 18 % des chefs d’entreprise affirment posséder un comité stratégique en place et animé, qui participe à la réflexion sur la stratégie de l’entreprise.

Parmi les entreprises se déclarant en croissance, la proportion monte à 22 % et 23 % chez ceux se déclarant sans limite de croissance.

Par contre, elle est de 11 % chez ceux qui ne se déclarent pas en croissance.

Doit-on en conclure qu’il faut un comité stratégique ? Pour Frédérique Jeske, ce n’est pas si simple, mais on peut noter tout de même « une corrélation » qui montre « le lien entre croissance et la nécessité à s’entourer ».  

En conclusion, on peut constater qu’il y a tout de même des freins d’ordre humains et psychologiques qui peuvent influencer sur la croissance. C’est pour cela que « l’accompagnement entrepreneurial est essentiel à tous les stades de vie d’une entreprise », conclut Frédérique Jeske. 

* L'enquête a été menée en septembre 2017 auprès de 1552 dirigeants de TPE et PME 

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