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Tarifs : qu’est-ce qui se cache derrière les prix des complémentaires santé ?

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Tarifs : qu’est-ce qui se cache derrière les prix des complémentaires santé ?

© D.R.

Du panier de soins aux couvertures haut de gamme : les acteurs du marché des complémentaires santé communiquent sur leurs offres, aux constitutions - et donc aux tarifs - fort différents.

La complémentaire santé est l’un des sujets les plus évoqués par les entreprises en cette année 2015, à l’occasion de la réforme de la généralisation : au 1er janvier 2016, l’ensemble des salariés devra en effet être couvert par une telle complémentaire, dans le cadre de l’Accord national interprofessionnel (ANI).

 

Les différents acteurs de ce marché (institutions de prévoyance, assureurs, mutuelles) profitent de cette période agitée pour mettre à jour leurs offres (changement de réglementation oblige avec les contrats « responsables ») et communiquer dessus, le potentiel commercial étant important.

 

Cette communication, papier, radio ou web, insiste sur des tarifs bas, aux alentours d’une vingtaine d’euros, correspondant à une couverture « minimale » : le « panier de soins », mis en place au 1er janvier 2016 et constituant le minimum désormais réglementaire de toute complémentaire santé. Mais les tarifs de ces couvertures, en réalité, dépendent de nombreux autres facteurs.

 

Au-delà du panier de soins

 

Les TPE et PME, principal vivier d’entreprises non encore couvertes par une complémentaire, constituent la principale cible de ces offres standard : en se contentant d’une garantie minimale, elles amènent leurs salariés à souscrire à une surcomplémentaire ou des options/renforts (selon le contrat) pour améliorer et individualiser leurs prises en charge.

 

Ces petites entreprises doivent toutefois, au préalable, porter une importance toute particulière à leur branche professionnelle : cette dernière peut négocier un accord relevant de manière obligatoire ces garanties minimales !

 

Les garanties incluses dans la couverture font l’essentiel du tarif affiché par ces contrats : celui-ci peut donc être bas pour une offre au niveau du « panier de soins » (cotisation employeur de l’ordre d’une dizaine d’euros par mois par salarié), mais les restes à charge pour les salariés seront importants. Les entreprises de taille supérieure, de leur côté, peuvent négocier des contrats « sur mesure », aux niveaux de prises en charge supérieurs et élargis.

 

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L’âge et le sexe des salariés rentrent ainsi en compte : les besoins ne sont pas les mêmes pour une population salariée très jeune, à la consommation médicale faible, que pour une population plus âgée. De même, les femmes et les hommes n’ont pas tout à fait les mêmes consommations, notamment pour ce qui est des dépenses gynéco-obstétriques.

 

La situation géographique est également importante : les différences entre les grandes agglomérations et le reste du pays sont nombreuses. Se côtoient en effet les déserts médicaux en zone rurale et la présence concentrée de médecins spécialistes dans les grandes villes (incluant souvent des dépassements d’honoraires…).

 

A noter, dans tous les cas, l’importance des frais de gestion et des frais d’acquisition : les organismes assureurs ont une obligation de transparence, à libeller théoriquement « de manière lisible, claire et intelligible », oscillant entre 10 et 30% de la cotisation. A noter également les taxes, taxe CMU de solidarité additionnelle de 6,27% et taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA de 7% pour les contrats responsables, 14% pour les non responsables).

 

Ainsi, la constitution d'une complémentaire santé dépend de nombreux facteurs, en plus de ceux évoqués ci-dessus : les branches professionnelles peuvent négocier des accords améliorant (de manière obligatoire) la base minimale de remboursement au-delà du panier de soins. Cette négociation peut aussi se faire au niveau de l'entreprise, entre les desiderata des salariés et les contraintes budgétaires des employeurs.

 

Comment vont évoluer les prix ?

 

La réforme de la généralisation constitue une occasion notable pour les différents organismes assureurs de mettre à jour leurs offres, non seulement en raison des évolutions réglementaires mais également pour des questions stratégiques.

 

Du côté des premières, le « panier de soins » (application au 1er janvier 2016) permet de communiquer sur des offres tarifaires intéressantes mais ne devrait avoir que peu d’impact sur les couvertures déjà existantes, les planchers de prise en charge (optique, dentaire…) étant plutôt bas.

 

La réforme des contrats « responsables », par contre, a forcé de nombreuses actualisations d’offres en raison de la mise en place de plafonds de prise en charge en optique, ainsi que de la limitation des remboursements de dépassements d’honoraires, un rabotage des garanties conduisant normalement à une baisse des cotisations.

 

La fixation de planchers et plafonds de prise en charge, toutefois, pousse à une – légère – uniformisation des offres quant aux garanties. L’ajout de services divers au sein des complémentaires santé constitue ainsi un axe de différenciation. L’intégration d’un réseau de soins et les services d’assistance sont deux composantes de plus en plus communes : l’arrivée de la santé connectée dans le monde de l’assurance santé, toutefois, pourrait à moyen terme modifier la donne tarifaire.

 

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